En rafale

Survol de l’actualité : 30 août 2019

Le 30 août 2019

Au menu cette semaine, Copenhague, incontestable capitale du vélo; une école sans classes, sans murs et sans toits; et les élèves canadiens mangent mieux qu’il y a dix ans.

Classes nature

L’école buissonnière…, ou plutôt…, forestière

Voici la première école publique totalement extérieure au pays. Une école sans classes, sans murs et sans toits. Les élèves, de la maternelle à la septième année, à Maple Ridge, en Colombie-Britannique, passent toutes leurs journées d’école en pleine nature. Peu importe s’il pleut des cordes ou s’il vente à écorner les bœufs. Et bien que certains élèves admettent ne pas toujours aimer la pluie, il ne leur viendrait jamais à l’idée de retourner s’abriter en classe. Bien sûr, certains éléments traditionnels demeurent, comme le tableau et les calepins des élèves, qui sont bien sûr résistants à l’eau. Par contre, les élèves ne sont pas séparés par groupes d’âge. Ils forment tous une grande famille dans laquelle les plus grands aident les plus petits. Ici, l’enseignante en chef, c’est la nature. Évidemment, une nature plus clémente là-bas qu’elle ne l’est chez nous. Cependant, malgré son caractère radical, cette démarche peut très bien s’adapter sous d’autres climats, même si tous les élèves ne peuvent pas profiter ainsi de la nature mur-à-mur.
Source : ICI Radio-Canada

Tous aux champs, les enfants !

Au Québec, maintenant, la pédagogie en contexte de plein air poursuit son envol ! Cette fois-ci avec l’ouverture d’un nouveau CPE au cœur des terres d’une ferme maraîchère. Fruit de l’association entre le CPE La Courtepointe et la ferme d’agriculture urbaine Bédard Blouin, à Beauport, le CPE les Pouces Verts a bénéficié de l’expertise du projet Grandir en forêt de l’Initiative 1, 2, 3 Go ! Limoilou, ainsi que du projet pilote Alex | L’éducation par la nature, de l’Association québécoise des centres de la petite enfance du Québec. Une joyeuse initiative à laquelle 100° est également fier d’avoir contribué, lors de son appel de projets Cultiver l’avenir : des jardins pour apprendre. Avec la saison des récoltes qui débute, nul doute que les tout-petits Pouces Verts auront bien des merveilles à découvrir !

Pour en savoir plus sur ce projet unique, consultez notre article.

Mobilité durable

© BIXI Montréal

BIXI passe à l’électrification des vélos

L’an dernier, 55 BIXI à assistance électrique avaient été déployés dans le cadre d’un projet pilote qui s’est avéré un franc succès. Or, en juin dernier, la concurrence débarquait à Montréal avec sa flotte de vélos rouges, tandis que les BIXI bleus demeuraient introuvables. Certains en ont même conclu, un peu prématurément, que BIXI Montréal, avait raté le virage. Mais depuis le 26 août, c’est officiel, le système de vélo-partage chéri des Montréalais ajoute à ses quelque 7 250 vélos actionnés par la force musculaire une centaine de BIXI électriques. Ils s’utilisent de la même manière que les autres vélos de la flotte, et doivent donc être amarrés à une borne d’ancrage après usage. Seule différence : il faut débourser un dollar de plus que le tarif normal; un coût qui demeure bien en deçà de la concurrence. Mais pour avoir la chance d’en piloter un, car ils ne courent pas les rues, BIXI Montréal rappelle à tous les utilisateurs que le port du casque est obligatoire.
Source : CISION

La quadrature du cycle de vie des trottinettes électriques

Le talon d’Achille de la trottinette électrique, c’est sa durée de vie. Certains estiment qu’elle est d’environ un mois ! Et même si les administrations municipales peuvent exiger que les opérateurs réutilisent les pièces encore fonctionnelles et recyclent les matériaux de celles devenues inutilisables, difficile en l’occurrence de parler de mobilité durable. Mais un nouveau concept de trottinette électrique modulaire pourrait bien contribuer à réduire cette empreinte écologique. Au premier chef, sa batterie est amovible. Une option propre à séduire les opérateurs qui n’ont plus à déplacer physiquement les trottinettes pour les recharger. Il suffit de remplacer les batteries, opération qui pourrait être accomplie par un technicien au guidon d’un vélo cargo. Et bien entendu, puisque le design est modulaire, si l’une des composantes subit une avarie, il suffit de remplacer la pièce en question au lieu de retirer la trottinette de la circulation. Il s’agissait d’y penser…
Source : FastCompany

Copenhague fracasse un nouveau record !

En juillet dernier, les autorités municipales annonçaient que la proportion de déplacements à vélo pour se rendre au travail ou à l’école est passée à 62 %. Il s’agit d’une progression phénoménale si on compare ce taux à celui de 2012, et qui se chiffrait à 32 %. Selon le LA Times, ce succès, du moins aux yeux de ceux qui militent en faveur de la mobilité durable, serait attribuable à une ferme volonté politique se traduisant par des investissements massifs dans les infrastructures cyclables, y compris dans les ponts réservés aux seuls piétons et cyclistes. Or d’autres facteurs semblent contribuer à la popularité de la petite reine. La capitale danoise, dont la population est en croissance, se densifie plutôt que de s’étendre, notamment grâce à un système de logements sociaux coopératifs qui profitent à près de 20 % de la population. Et pour finir, non seulement l’essence est-elle lourdement taxée au Danemark, mais les véhicules neufs sont frappés, à l’achat, d’une taxe d’accise de 150 %. De quoi stimuler l’ardeur des mollets copenhaguois !
Source : City Observatory

Agriculture urbaine

MRC de Rivière-du-Loup : un projet pilote de jardinage éducatif enraciné dans le milieu

Tout commence en avril dernier lorsque 2 animateurs horticoles de la Manne rouge, je récolte sont allés à la rencontre des élèves de 6 écoles primaires de la région afin de leur apprendre comment démarrer des semis et entretenir des potagers. Une fois les classes terminées, le projet a été repris en main par les camps de jours jusqu’à la rentrée scolaire. Et c’est justement en pleine récolte que les élèves vont reprendre les classes cette semaine, et même assurer une partie de la transformation de leur production. Ce projet, conçu pour favoriser l’autonomie alimentaire des jeunes et des communautés, a été rendu possible grâce à l’implication des équipes-écoles, des responsables de camp de jour et des municipalités, sans oublier le soutien de COSMOSS et d’Emplois d’été Canada. Voilà un exemple inspirant de mobilisation d’un milieu pour initier sa jeunesse à l’agriculture urbaine !
Source : infodimanche.com

Santé et société

Le vapotage : meilleur pour les fumeurs, mauvais pour les non-fumeurs

Voilà qui résume le dilemme cornélien devant lequel le gouvernement canadien se trouve placé. Car le vapotage est reconnu en tant que stratégie pouvant aider les fumeurs à s’affranchir du tabac. Bien que la cigarette électronique demeure nocive, elle l’est beaucoup moins que le tabac. Donc, entre deux maux, on choisit le moindre. Par contre, les non-fumeurs ne devraient jamais prendre l’habitude du vapotage. Et surtout les jeunes chez qui ces dispositifs connaissent une vogue alarmante. L’Organisation mondiale de la santé vient d’ailleurs d’affirmer que les systèmes électroniques d’administration de nicotine (SEAN) sont incontestablement nocifs. Voilà ce qui inquiète les spécialistes : ces dispositifs exposent les jeunes à des doses massives de nicotine. Ils deviennent donc dépendants à hautes doses, ce qui rend le sevrage d’autant plus difficile. D’ailleurs, aux États-Unis, les compagnies de tabac sont présentement accusées d’utiliser les cigarettes électroniques pour que les jeunes deviennent plus tard de fumeurs !
Source : Le Devoir

New York : l’hypertension soignée avec des fruits et légumes gratuits

Bien qu’il existe des médicaments pour contrôler cette condition, que l’on appelle souvent le tueur silencieux, cela ne suffit pas. Il faut changer ses habitudes de vie : diminuer sa consommation d’alcool, être physiquement plus actif et adopter une alimentation pauvre en sel et riche en fruits et légumes. Or, les ménages dans le besoin peinent souvent à suivre les recommandations en matière d’alimentation. « Ce que nous mangeons peut changer notre santé, explique le Commissaire à la santé Oxiris Barbot. C’est une vraie injustice que l’accès à une nourriture saine soit conditionné par le niveau de revenus des personnes. » Voilà pourquoi le New York City Health Department a mis sur pied le programme Pharmacy to Farm. Les Newyorkais qui souffrent d’hypertension et qui bénéficient déjà d’un programme d’aide alimentaire peuvent se faire « prescrire » des coupons pour l’achat de fruits et légumes dans les pharmacies participantes. Et, bien entendu, ces coupons sont échangeables auprès de producteurs locaux.
Source : WeDemain

Quelle solution à la problématique des cellulaires à l’école ?

De nos jours, la grande majorité des élèves du secondaire possèdent un téléphone intelligent, et pour la plupart ces jeunes sont actifs sur différents réseaux sociaux. Si bien que leurs rapports… sociaux en pâtissent. C’est le constat fait par Malorie Beaufils, une étudiante de 16 ans, de la région de Joliette, qui a par exemple noté que nombre de ses pairs dînaient avec leurs écouteurs dans les oreilles sans jamais se parler entre eux. C’est pourquoi elle a lancé l’initiative Pas de téléphone le mardi (No Phone Tuesday). Si, au départ, les autres étudiants se sont montrés réticents, la moitié de l’école participe maintenant à l’initiative sur une base totalement volontaire. La seule récompense qu’ils en retirent, explique-t-elle, c’est de se sentir libérés de cette dépendance, voire d’en prendre conscience. Ainsi qu’elle l’explique dans le cadre d’une conférence TED, l’utilisation des appareils électroniques induit la production de dopamine, impliquée dans le système de récompense du cerveau. Et donc, pour éviter de développer une assuétude, il importe de se réserver des périodes de sevrage.
Source : Montreal Gazette

Alimentation

Les enfants canadiens d’âge scolaire mangent un peu mieux qu’il y a 10 ans

Une récente étude a comparé les habitudes alimentaires des élèves des provinces canadiennes pour les années 2004 et 2015. Globalement, leur alimentation s’est améliorée de 13 % en 11 ans. C’est dire qu’ils consomment un peu plus de fruits et de légumes qu’auparavant, et moins de boissons sucrées ou de grignotines salées. Les chercheuses ont constaté que cette amélioration est d’autant plus marquée que les enfants sont plus jeunes. D’autre part, l’enquête révèle que les élèves de ménages à faibles revenus courent plus de risques d’avoir une alimentation de moins bonne qualité. Et, si dans l’ensemble du pays la situation s’est améliorée, certaines provinces font mieux que d’autres – le Québec et l’Ontario figurant en tête de liste. Ces disparités, font remarquer les chercheuses, s’expliquent entre autres par le fait que le Canada est le seul pays du G7 qui n’a pas encore implanté un programme national d’alimentation scolaire. Gardons espoir puisque, dans son dernier budget, le gouvernement canadien a annoncé son intention de remédier à cette lacune.
Source : EurekAlert