En rafale

Survol de l’actualité : 30 mars 2021

Le 30 mars 2021

Au menu cette semaine, la prochaine pandémie de congestion… routière, participants recherchés au défi Composte ton char, le danger croît avec l’usage des médias sociaux.

Mobilité durable

La Ville de Québec lance dès juillet son service de vélopartage à assistance électrique

Dans sa première phase, le déploiement du service àVélo va se traduire par l’aménagement de 10 stations comptant 190 ancrages que se partageront 100 vélos à assistance électrique. Fait à noter, il s’agira du seul service 100 % électrique de la province. Et chaque année, pendant trois ans, 30 stations et 300 vélos s’ajouteront au réseau pour atteindre un total de 100 stations et 1 000 vélos. C’est la compagnie PBSC, connue pour avoir fait ses premières armes avec les BIXI de Montréal, qui va fournir les vélos, les stations avec ancrage rechargeable à énergie solaire et l’application qui doit permettre, entre autres, le paiement et la localisation en temps réel des vélos. Le service àVélo, en phase avec la vision de mobilité durable de la Ville, est aussi conçu pour s’arrimer au service de transport en commun (RTC), qui va d’ailleurs en assurer l’administration. L’arrivée du service àVélo consolide ainsi le réseau cyclable de la Capitale-National qui s’étend sur quelque 375 km et va surtout faciliter le coup de pédale de ses usagers dans une ville réputée pour ses côtes abruptes.
Source : ICI Radio-Canada

États-Unis : une petite révolution dans les politiques routières

La Vision Zéro semble toujours aussi utopique, considérant le nombre de piétons et de cyclistes qui, chaque année, sont fauchés par des véhicules motorisés. Pourtant, il existait déjà une sorte de Vision Zéro, mais se limitant exclusivement à la sécurité des automobilistes qui empruntent des autoroutes dont le design minimise les conséquences des erreurs humaines. Or, deux États chez notre voisin sont en train de changer la donne. Au Massachusetts, de nouvelles règles imposent aux ingénieurs d’intégrer des installations pour les piétons, les utilisateurs de fauteuils roulants et les clients du transport en commun dans tout projet de reconstruction de routes. Alors que, auparavant, la règle d’or en matière de transport était de déplacer autant de voitures que possible le plus rapidement possible, le Massachusetts accorde désormais la priorité aux déplacements des êtres humains. De son côté, l’État de la Virginie s’apprête à changer une curieuse réglementation qui interdisait de fixer à moins de 25 miles à l’heure (40 km/h) la limite de vitesse. Désormais, les municipalités pourront légalement imposer une limite de 15 miles à l’heure (25 km/h) dans les quartiers résidentiels ou les artères commerciales.
Source : Next City

Le principal symptôme de la prochaine pandémie : la congestion routière…

Alors que la vaccination bat son plein, du moins dans les pays industrialisés, d’aucuns caressent l’espoir d’un retour à la normale. Déjà, le trafic automobile est à la hausse, que ce soit en Chine, en Europe ou aux États-Unis, dépassant parfois les seuils d’avant la pandémie. Signe qui ne trompe pas, les ventes de véhicules ont augmenté dans les pays riches durant la dernière année. Car même si les déplacements étaient en baisse, en raison des mesures de confinement, l’automobile reste perçue par plusieurs comme un moyen de transport sécuritaire qui facilite la distanciation physique et réduit les contacts avec les foules. Et si de nombreuses villes européennes multiplient actuellement les mesures en faveur du transport actif dans le but d’éviter le retour en masse de l’automobile, c’est beaucoup moins le cas en Amérique du Nord, par exemple, où certains redoutent un possible « carmageddon », autrement dit, une autocalypse : l’augmentation catastrophique de la congestion routière étouffant le cœur des centres urbains.
Source : Institute for Transportation & Development Policy

Agroalimentaire

Mexique : les mascottes sur les emballages tirent leur révérence

Adoptée en octobre 2020, la nouvelle norme mexicaine d’étiquetage NOM-051-SCFI/SSA-2010 interdit la présence de mascotte sur les emballages des produits qui, en vertu de la réglementation, doivent arborer les incriminants logos octogonaux indiquant qu’ils contiennent des excès de sucre, de sel, de gras, de calories et de gras saturés. Ce qui touche environ 85 % des aliments préemballés et les boissons non alcoolisées vendus au pays. Les marchés d’alimentation ont toutefois bénéficié d’un sursis, jusqu’au premier avril 2021, leur permettant d’écouler les stocks de marchandises non conformes. Donc, après le Chili, qui imposait un nouvel étiquetage nutritionnel sur le devant de l’emballage et qui bannissait les mascottes, c’est au tour du Mexique de congédier Tony le tigre. Au Canada, il faudra patienter avant de montrer la sortie à Tony le tigre, car le projet de Loi S-228 qui visait à limiter la publicité d’aliments et de boissons riches en sel, en sucre ou en gras saturés ciblant les enfants de 12 ans et moins, vraisemblablement torpillé par le lobby de l’industrie, est mort au feuilleton, faute d’avoir reçu la sanction royale de la Chambre haute.
Source : San Diego Reader

Environnement

lutte contre le gaspillage alimentaire

Un premier fonds québécois d’investissement en économie circulaire

Fondaction vient de créer un fonds de 30 millions de dollars pour offrir du capital de risque à de jeunes entreprises susceptibles d’innover notamment dans les secteurs de l’agroalimentaire, l’écoconstruction, le recyclage et la valorisation des ressources. À cela s’ajoutent 3 millions en subventions supplémentaires provenant de Recyc-Québec, qui offrira aussi l’accompagnement et les conseils de ses experts, aux côtés de ceux de la Ville de Montréal. C’est un modeste coup de pouce en faveur de l’économie circulaire, mais qui constitue tout de même une première au Canada. À terme, l’objectif est de remplacer l’actuel modèle de l’économie linéaire dont l’ensemble des processus consiste à transformer de la matière première en déchet. Un modèle bien évidemment intenable puisqu’il ne tient pas compte des limites finies de la planète. Car l’heure est maintenant venue de penser en termes de cycle de vie des objets, de réutilisation, de récupération, de recyclage et surtout de revoir nos pratiques afin que ce que nous qualifions de déchet devienne une source de matière première. À suivre…
Source : Le Devoir

Un logiciel pour évaluer la résilience des arbres urbains face aux changements climatiques

Les services écologiques que nous rendent les arbres urbains sont inappréciables en matière de filtration de l’air, de régulation des températures et d’absorption des eaux de ruissellement. Sans oublier qu’ils sont essentiels au bien-être, à la qualité de vie et à la santé des citadins. Or, nos arbres urbains risquent aussi de pâtir des changements climatiques. Afin de maximiser leur résilience et les bienfaits qu’ils procurent, des employés des villes de Varennes, Saint-Lambert et Boucherville, en collaboration avec des chercheurs de l’UQAM et l’UdeM, travaillent sur le projet SylvCit. À terme, ce projet, soutenu par le Fonds de recherche du Québec Nature et technologies, devrait déboucher sur la mise au point d’un logiciel qui combine foresterie urbaine, écologie fonctionnelle, santé, économie et intelligence artificielle. En plus de servir à dresser un portrait complet d’une forêt urbaine existante, il servira d’outil afin de guider les municipalités dans le choix des espèces d’arbres à replanter aujourd’hui, pour un avenir meilleur…
Source : La Relève

Agriculture urbaine

Participants recherchés : AU/LAB lance le défi Composte ton char

Le Laboratoire sur l’agriculture urbaine (AU/LAB) en association avec l’organisme Solon et le Centre d’étude en responsabilité sociale et écocitoyenneté (CÉRSÉ) vient de mettre sur pied un projet pilote destiné à reconsidérer la place occupée par la voiture dans l’aménagement urbain. Différents défis sont proposés aux résidents de l’arrondissement Rosemont-La Petite-Partie, dont le plus ambitieux, Composte ton char, consiste à littéralement tester les limites de la réglementation. En effet, l’arrondissement interdit l’aménagement de serres en façade, mais permet l’implantation d’un abri d’auto temporaire pendant la saison froide. AU/LAB est donc à la recherche de résidents âgés d’au moins 21 ans qui possèdent un abri d’auto temporaire et qui sont propriétaires d’une voiture dont ils veulent se départir pour implanter une serre devant chez eux. Ce projet d’urbanisme tactique souhaite recruter cinq maisonnées. En échange de leur espace, AU/LAB fournira aux participants le matériel pour le fonctionnement de la serre et l’accompagnement de spécialistes en agriculture urbaine. À suivre…
Source : Laboratoire sur l’agriculture urbaine

Aménagement

Intervenir sur l’environnement bâti pour favoriser l’activité physique de loisirs

Un nouveau rapport de l’INSPQ présente une synthèse des écrits scientifiques qui ont cherché à évaluer l’impact d’interventions en environnement bâti sur la pratique d’activité physique de loisirs. Il en ressort que les interventions les plus prometteuses sont celles qui ont conduit à la construction de nouveaux parcs ou à la rénovation des parcs existants. Les auteurs du rapport, à la suite d’un processus délibératif, se sont ensuite penchés sur l’applicabilité de telles interventions dans le contexte québécois. Ils concluent que la rénovation d’un parc représente la meilleure option pour augmenter l’activité physique de loisirs, pourvu que ces interventions soient adaptées au climat, au milieu rural et à une population vieillissante. Les chercheurs soulignent que, selon une récente enquête, 56 % des adultes québécois ne sont pas suffisamment actifs pendant leurs loisirs, ce qui représente un facteur de risque important de nombreuses maladies chroniques. Les parcs peuvent donc jouer un rôle d’importance en matière de prévention en santé.
Source : INSPQ

Activité physique

Plus grande l’utilisation des médias sociaux, moins bonne la qualité du sommeil

Statistique Canada vient de publier les résultats d’une enquête sur les expériences d’utilisation des médias sociaux déclarées par les Canadiens en 2018-2019. Sans trop de surprise, l’enquête révèle que les jeunes sont, et de loin, les plus grands utilisateurs de médias sociaux. Plus de 90 % des 15 à 34 ans les utilisent régulièrement. Or, parmi les expériences négatives le plus souvent associées par les répondants à l’utilisation des médias sociaux, la perte de sommeil occupe la première place. Elle touche notamment 47 % des 15 à 19 ans. Une proportion qui passe à 28 % chez les 20 à 24 ans, puis à environ 20 % chez les 25 à 34 ans. D’autre part, un peu plus d’un jeune sur cinq, de 15 à 29, ans rapporte se sentir anxieux ou déprimé. Et chez les utilisateurs de trois comptes ou plus, ils sont trois fois plus nombreux à rapporter des expériences négatives que ceux qui n’ont qu’un seul compte. Comme quoi, en matière de médias sociaux aussi, le danger croît avec l’usage…
Source : Statistique Canada