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Survol de l’actualité : 4 février 2019

Le 4 février 2019

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Au menu cette semaine, trop de temps-écran expose à bien des risques, les géants de l’agroalimentaire lorgnent le zéro déchet, et retour sur les anciens trottoirs roulants de Paris

Agroalimentaire

Obésité, dénutrition et changements climatiques : trois pandémies qui font peser une menace planétaire

Une imposante étude publiée dans la prestigieuse revue The Lancet conclut à la nécessité, pour les États, de rapidement adopter une Convention-cadre sur les systèmes alimentaires afin de faire face à la « Syndémie globale » qui frappe déjà la plupart des habitants de la planète. Les auteurs de l’étude s’alarment des effets combinés des trois grandes pandémies que sont l’obésité, la dénutrition et les changements climatiques. Ils redoutent en effet la synergie de ces trois épidémies, d’où ce néologisme de Syndémie. Parmi les grands responsables de cette crise, les auteurs de l’étude citent le système économique des grandes multinationales de l’alimentaire qui nous pousse à surproduire et à surconsommer, ce qui entraîne l’obésité et les changements climatiques sans pour autant aplanir les iniquités responsables de la sous-alimentation. Il est plus que temps, préviennent les chercheurs, de mettre en place des systèmes de production qui favorisent une alimentation à la fois saine pour les humains et pour la planète.
Source : Avant Première

Les géants de l’agroalimentaire veulent tenter le zéro déchet !

Dans la foulée du Forum économique de Davos, les 25 plus grands producteurs de l’agroalimentaire se sont associés pour lancer un ambitieux projet pilote appelé LOOP. Les signataires s’engagent à créer des emballages réutilisables pour éviter la prolifération des déchets de plastiques. Donc, plutôt que de miser sur la filière du recyclage, qui s’avère largement inefficace, ils optent pour la réutilisation. Et sur un mode de distribution et de récupération qui a déjà fait ses preuves : celui des livreurs de lait qui, à l’époque, remplaçaient les bouteilles vides par des pleines… L’expérience sera tentée dès le mois de mai 2019, à New York et à Paris, puis à Londres d’ici la fin de l’année. Et, en 2020, les villes de Toronto, Tokyo et San Francisco devraient s’ajouter à la liste. Reste toutefois à mesurer l’empreinte écologique de ce système de livraison par camion…
Source : TreeHugger

Un accès inadéquat aux aliments augmenterait les risques d’obésité

En se basant sur les données de la National Longitudinal Study of Adolescent to Adult Health, la plus vaste étude menée à ce jour sur la santé des adolescents, des chercheurs de l’Université du Texas ont établi un lien entre l’insécurité alimentaire et le risque d’obésité. Les difficultés socioéconomiques et la présence de déserts alimentaires sont les principaux facteurs qui occasionnent un accès limité à des aliments de qualité. Or, selon les auteurs de l’étude, plus de 15 millions de foyers américains éprouvent des problèmes d’insécurité alimentaire. Par ailleurs, soulignent-ils, l’obésité est la seconde cause de mortalité prématurée aux États-Unis. À la lumière de ces données, les chercheurs considèrent qu’il est urgent de mettre en place des politiques qui garantissent la sécurité alimentaire de l’ensemble de la population.
Source : Science Daily

Mobilité durable

Los Angeles vient de lancer son projet pilote de microtransit

Annoncé depuis 2017, ce système de transport collectif sur demande vient enfin d’être mis sur les rails. En principe, le microtransit doit résoudre le fameux problème du premier et du dernier kilomètre. Souvent, c’est cette distance séparant le domicile ou le lieu de travail d’un point d’accès au système de transport collectif qui dissuade les gens de l’utiliser. Le nouveau système de transport léger qui vient d’être mis en place ne suit pas un trajet régulier, à la différence des autobus. Grâce à des algorithmes d’optimisation, les navettes adaptent plutôt leurs itinéraires en fonction des différentes requêtes des usagers, et même des conditions de la circulation, pour les conduire, de leur domicile par exemple, à l’une des trois stations de transport collectif présentement desservies par le projet pilote. Une histoire à suivre…
Source : Smart Cities Dive

Pittsburgh en bonne voie d’être championne de la mobilité durable aux États-Unis

L’histoire commence en 2014, alors que le maire nouvellement élu, Bill Peduto, fait de la mobilité l’une de ses grandes priorités. Rapidement, une réorganisation interne donne naissance à un Département de la mobilité et des infrastructures dont les objectifs sont très précis. Personne ne doit mourir ou être sérieusement blessé en circulant dans les rues de la ville. Tous les foyers doivent avoir accès à des aliments frais à moins de 20 minutes de marche du domicile. Toute destination située à moins d’un mile doit pouvoir se rallier de manière agréable et sans véhicule motorisé. Les intersections doivent être conçues pour que des adolescents puissent les emprunter en toute sécurité et sans accompagnement. Les coûts conjoints de transport, de logement et d’alimentation ne doivent pas s’élever à plus de 45 % des revenus des ménages. Une autre histoire à suivre…
Source : Governing

Sédentarité

Trop de temps-écran nuit au développement des enfants

Des chercheurs de l’Université de Calgary ont montré que le temps passé devant un écran à l’âge de 2 ans avait un effet sur le développement de l’enfant parvenu à l’âge de 5 ans. Selon cette étude, ces enfants ne parviennent pas à atteindre les cibles de développement de langage et de communication, de résolution de problèmes et de motricité au moment de faire leur entrée à l’école primaire. Les auteurs de l’étude rappellent à ce chapitre que, au Canada, un enfant sur quatre commence l’école primaire avec des retards et des déficits d’apprentissage. Par conséquent, les résultats de cette étude confirment l’importance des recommandations de Société canadienne de pédiatrie qui suggère de limiter le temps d’écran à une heure par jour pour les enfants de 2 à 5 ans.
Source : ICI Radio-Canada

Le temps-écran avant le coucher nuit au sommeil des jeunes

Une étude menée sur de jeunes adolescents âgés de 11 à 12 ans indique que ceux qui regardent la télévision ou utilisent un téléphone intelligent dans une pièce éclairée avant de se coucher courent 31 % plus de chance d’avoir un sommeil écourté, contrairement aux autres qui ne passent pas de temps devant un écran. Et ceux qui le font dans une pièce plongée dans le noir ont 147 % plus de chance de ne pas dormir assez longtemps. Cette étude est la première du genre qui se soit penchée sur les conditions dans lesquelles s’effectuait la consommation de temps-écran. Et ces résultats prennent toute leur pertinence, soulignent les chercheurs, quand on considère que le manque de sommeil à l’adolescence est, entre autres, associé à la dépression, l’anxiété et la prévalence de l’obésité.
Source : EurekAlert

Transport actif

La petite ville italienne de Bari va récompenser ses citoyens qui se déplacent à vélos

Dans le but de stimuler le transport actif, cette municipalité du sud de l’Italie de quelque 330 000 âmes s’apprête à installer des GPS sur les bicyclettes de 1 000 citoyens participant au programme. Grâce à ces dispositifs, les autorités de la ville pourront calculer les distances parcourues pour offrir une prime équivalente à 0,30 $ par kilomètre sur le chemin entre la maison et le travail. Les autres types de trajets se verront accorder une prime équivalente à 6 cents le kilomètre. Les montants combinés de ces « indemnités kilométriques » seront déposés, chaque mois, dans les comptes bancaires des participants, jusqu’à un maximum de 25 € (soit 37,50 $ par mois). Ce qui, au bout de l’année, peut rapporter la coquette somme de 450 $, juste pour le plaisir de pédaler !
Source : CityLab

Retour vers le futur : les trottoirs roulants de Paris

En 1900, à l’occasion de l’Exposition universelle dont elle était l’hôtesse, Paris a érigé un fabuleux trottoir roulant évoluant à une dizaine de mètres de hauteur. Ce « plancher sans fin » parcourait un circuit d’environ 3,6 km. Il avait la particularité de se composer de deux trottoirs mobiles : le premier, auquel on accédait via une dizaine de quais d’embarquement, se déplaçait à la vitesse de 4 km/h, alors que le second, plus large, atteignait les 8 km/h. Cet ingénieux mode de transport est un peu l’équivalent d’un train toujours en mouvement et qui ne s’arrête jamais pour prendre des passagers. De plus, l’astuce qui consistait à faire rouler deux trottoirs en parallèle permettait de conserver, entre chacun d’eux, une vitesse relative qui demeure sécuritaire pour les passagers sautant d’une plateforme à l’autre. Certes une curiosité de nos jours, on se prend à rêver de pouvoir se déplacer ainsi en ville, presque à la vitesse moyenne d’un véhicule automobile, sans fatigue et libre de contempler le paysage.

Source : TreeHugger



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