En rafale

Survol de l’actualité : 4 mai 2021

Le 4 mai 2021

Au menu cette semaine, l’enseignement extérieur entre au cégep, des poules urbaines à Rimouski et bientôt une piste cyclable sous-marine à Amsterdam

Agroalimentaire

Céréales à déjeuner, mais à bien doser

Des chercheuses rattachées à l’Observatoire sur la qualité de l’offre alimentaire de l’Université Laval ont comparé 331 céréales vendues au Québec en 2016-2017. Il en résulte un portrait vraiment contrasté en matière de composition nutritionnelle. Ce qui pousse les chercheuses à recommander une lecture attentive de leur étiquetage si on souhaite faire des choix santé. Par exemple, les céréales de type granola renferment certes plus de protéines et moins de sel, mais elles contiennent plus de calories, de lipides et de gras saturés que les autres. On doit aussi se méfier des céréales de type nature (flocons de maïs ou de riz, par exemple) qui présentent l’avantage de contenir peu de lipides, de gras saturés et de sucres, mais dont les teneurs en fibres sont faibles et qui renferment beaucoup de sodium. En outre, ces travaux ont révélé de grandes variations à l’intérieur d’une même catégorie. Par exemple, les céréales de type sucré peuvent présenter des teneurs en sucre qui vont de 1,8 g à 30,6 g par portion ! Et si en moyenne les céréales contiennent 10 g de sucre par portion, cette quantité monte à 16 g quand il s’agit de celles qui ciblent les enfants. Autrement dit, pour faire des choix avisés, il faut scruter à la loupe le tableau nutritionnel de chaque sorte de céréales que l’on envisage d’acheter.
Source : ULaval nouvelles

La Ferme expérimentale de Normandin : vers l’agriculture autochtone et biologique

Bien que l’étude des plantes adaptées à l’agriculture nordique fasse partie de la mission de l’organisme depuis plusieurs années, l’accent sera entre autres mis sur les productions agricoles autochtones dans le but de favoriser la sécurité alimentaire et le développement économique de ces communautés. Outre la compréhension des défis, des besoins et des ressources dont ils disposent, la recherche devra tenir compte des liens traditionnels, culturels et spirituels que les peuples autochtones entretiennent à l’égard de l’agriculture, des aliments qu’ils consomment ou encore qu’ils utilisent pour leur médecine traditionnelle. Et, surtout, plus largement, de leurs rapports à la terre qu’ils habitent. L’autre volet expérimental que la Ferme Normandin se propose d’explorer va reposer sur l’approche agroécologique. Puisque les 145 hectares de terres cultivables du site sont en régie conventionnelle, on estime qu’il faudra de 4 à 5 ans avant d’obtenir des parcelles certifiées en régie biologique et ainsi répondre à une demande en plein essor. À suivre…
Source : Le Quotidien

Éducation en plein air

Le Cégep de Granby va examiner l’enseignement à l’extérieur

Au fil des années, les adeptes de la pédagogie en plein air se sont multipliés, surtout dans les milieux préscolaires, primaires et, dans une moindre mesure, secondaires. Une approche qui a d’ailleurs connu un essor remarquable en temps de pandémie. En revanche, cette pratique est peu documentée au niveau des études supérieures, malgré la récente publication d’un guide en la matière. C’est pourquoi, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur vient d’accorder à deux enseignants en éducation spécialisée du Cégep de Granby une bourse pour mener à bien leur projet : Expérimentation de la pédagogie expérientielle en milieu naturel au collégial. L’objectif sera d’examiner les avantages et les inconvénients de différentes approches pédagogiques, notamment en fonction des caractéristiques propres aux différents sites d’enseignement. Et, en vertu des principes de la pédagogie expérientielle, placer les étudiants en situations pratiques pour ensuite relier ces apprentissages à des concepts théoriques. Une expérience à suivre…
Source : La Voix de l’Est

Environnement

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean, à l’ère de l’économie circulaire

Mailler des entreprises afin qu’elles échangent de l’information sur les matières premières qu’elles utilisent dans leurs processus de production, ainsi que sur les résidus qu’elles génèrent et qui ont le potentiel d’être réutilisés dans une autre boucle de production. Voilà l’essence même du projet « Économie circulaire Saguenay–Lac-Saint-Jean » qui vise l’implantation d’un système de production, d’échange et de consommation permettant d’optimiser l’utilisation des ressources à chacune des étapes du cycle de vie d’un bien ou d’un service. En vertu du principe de l’économie circulaire, il s’agit donc de mettre en place une filière pour que les résidus d’une entreprise deviennent la matière première d’une autre. Un exemple, vraiment typique de la région, c’est celui de la valorisation de l’anhydrite, un résidu de la production d’aluminium et qui sert ensuite à fertiliser les champs des bleuetières. On ne s’étonnera donc plus d’apprendre que, comme on dit au Saguenay–Lac-Saint-Jean, il suffit d’un seul bleuet pour faire une tarte !
Source : Le Quotidien

Trois-Rivières : plantation d’arbustes fruitiers pour une justice climatique féministe

À l’occasion de la Journée de la Terre, la Table de concertation du mouvement des femmes de la Mauricie s’est mobilisée au Carré de la Fosse afin de poser un geste symbolique fort. Dans le cadre de la 4e action de la Marche mondiale des femmes, les participantes ont planté cinq arbres fruitiers correspondants à autant de revendications qui touchent : la pauvreté et l’autonomie économique des femmes; la violence faite aux femmes; la justice climatique; les femmes migrantes, immigrantes et racisées; et les femmes autochtones. Pressant le gouvernement d’agir afin qu’il encourage une agriculture de proximité intégrant les principes de l’agroécologie et de l’économie circulaire, ces femmes rappellent que leurs consœurs dans plusieurs pays du sud, et qui sont le plus souvent responsables de la sécurité alimentaire de leurs proches, subissent les contrecoups des mauvais choix environnementaux effectués au Nord. Un écoféminisme qui n’est pas sans rappeler que pour veiller sur notre pauvre planète, le temps est sans doute venu de remettre en question l’androcapitalocène.
Source : Le Nouvelliste

Agriculture urbaine

Rimouski : un projet pilote de poules urbaines dès ce printemps

Avis aux intéressés : une cinquantaine de résidences unifamiliales et une dizaine d’écoles pourront se prévaloir d’un permis pour élever des poules pondeuses lors d’un tirage au sort parmi ceux et celles qui en auront fait la demande. Le permis, qui coûte 30 $ est bien sûr assorti de nombreuses conditions. Le poulailler devra être installé sur un terrain d’au moins 350 mètres carrés. D’ailleurs, la demande de permis doit s’accompagner d’un plan à l’échelle qui permet d’en localiser l’emplacement projeté. Des critères précis sont aussi prévus pour assurer le bien-être et la sécurité des poules qui en tout temps devront rester confinées dans leur poulailler. Un poulailler qui bien entendu devra être correctement entretenu pour éviter que des odeurs soient perceptibles dans le voisinage. Cela dit, et c’est un secret de Polichinelle, ceux qui possèdent déjà des poules urbaines sans détenir de permis peuvent être rassurés : le maire n’a pas l’intention de se lancer dans une chasse aux poules clandestines.
Source. : ICI Radio-Canada

Santé et société

La gastronomie autochtone, pour la santé du corps et de l’esprit

Mousse de caribou, galettes de saumon accompagnées d’une sauce d’algues ou de sapin fumé, voilà quelques exemples de plats traditionnels que l’on peut trouver au menu de certains établissements de santé qui souhaitent mieux accueillir leurs patients autochtones. Un virage amorcé de puis plus d’une décennie, un peu partout au Canada, et qui semble s’accélérer. Car manger à l’hôpital comme on mangerait à la maison, ça aide bien sûr à se sentir mieux. Surtout quand on réalise que la nourriture est indissociable de l’identité et de la vision du monde autochtone. Et justement, les établissements de santé qui en sont conscients souhaitent, de la sorte, aussi favoriser la sécurisation culturelle des patients autochtones. Or, si les initiatives du genre se multiplient, elles se heurtent à certains obstacles. Par exemple, les hôpitaux, qui n’ont pas le droit d’acheter de la viande de gibier, doivent donc compter sur les dons des chasseurs. Une meilleure conciliation entre les pratiques et les règlements sera nécessaire afin de mieux répondre aux besoins culturels et traditionnels des patients autochtones.
Source : ICI Radio-Canada

Aménagement

Amsterdam : un audacieux projet de piste cyclable qui passe sous le lac IJ

La proposition a de quoi faire rêver. À chaque extrémité du tunnel, une ouverture de 50 mètres de diamètre permet aux cyclistes d’emprunter une piste cyclable dont la pente douce forme une spirale. Les piétons, de leur côté, peuvent utiliser un escalier, des remontées mécaniques ou même un ascenseur. À l’intérieur du tunnel, des voies cyclables séparées surplombent de chaque côté la voie piétonne dont le parcours est agrémenté de plantes poussant sous la lumière artificielle. Selon la firme d’architectes qui a imaginé ce projet, pour le moins inusité, il serait plus économique de passer sous l’eau que de construire un pont pour enjamber le lac. On se doute d’ailleurs, dans un pays réputé pour son relief exceptionnellement plat, que le lac IJ ne doit pas être très profond. Percer un tunnel dans ces conditions doit être nettement plus facile et judicieux que de passer sous un puissant fleuve… À suivre
Source : Futura Science

Mobilité durable

Mai, mois du vélo : des idées et des outils pour des activités réussies

Le 1er mai a marqué le début de la cyclofête qui aura cours partout au Québec durant tout le mois. Les cyclistes, aussi bien les plus aguerris que les utilisateurs occasionnels, sont invités à sortir leur vélo, que ce soit pour un cyclocafé, une cyclobalade, des cycloemplettes, un cyclopique-nique, etc. Profitez-en pour participer aux différentes activités proposées dans votre région et prendre part au Défi du Mois du vélo. En vous inscrivant, et c’est gratuit, vous courez la chance de gagner l’un des nombreux prix d’une valeur totale de 2 500 $. Ouvert à toutes et tous, il suffit d’enregistrer ses déplacements à vélo sur la plateforme du Défi. Et pour être admissible, on demande simplement de pédaler pendant au moins dix minutes. Et en inscrivant aussi ses amis, on augmente ses chances de gagner. Soyez nombreux à participer, car c’est bon pour les jambes, la tête et la planète !
Pour en savoir plus, lire notre article