En rafale

Survol de l’actualité: 6 mai 2019

Le 6 mai 2019

Au menu cette semaine, le transport collectif sera gratuit à Mont-Tremblant, plus de pistes cyclables = plus de cyclistes et à San Francisco des espaces de cotravail à 2,25 $ l’heure…

Transport actif

Réseau cyclable à Montréal : miser sur la qualité plutôt que la quantité

La métropole compte approximativement 850 km de voies cyclables. Or, selon une étude récente, seulement le tiers des cyclistes peuvent emprunter le réseau cyclable, via un détour raisonnable (soit une distance supplémentaire de moins de 12 %), pendant la moitié de leur itinéraire. La chercheuse principale, Geneviève Boisjoly, cite l’exemple de Copenhague, paradis des vélos, mais qui, toutes proportions gardées, ne possède pas le plus long réseau cyclable. Toutefois, ses pistes, stratégiquement placées, et bien reliées entre elles, permettent de facilement rallier les lieux d’intérêts. Or, à ce chapitre, Montréal a beaucoup de pain sur la planche puisque son centre-ville est toujours considéré comme un désert cyclable alors que c’est probablement le plus important pôle de destination. Est-ce que le projet de Réseau express vélo, qui devrait être annoncé dans les prochaines semaines, va permettre d’apporter un début de solution à ce problème ? Une histoire à suivre…
Source : Le Devoir

Université de Montréal : des vélos recyclés et loués aux étudiants étrangers

L’objectif premier d’UniverCyclo, c’est d’offrir un moyen de transport actif à des étudiants qui souvent n’ont pas accès aux BIXI, faute par exemple de posséder une carte de crédit. De plus, UniverCyclo s’inscrit dans une logique d’économie circulaire puisque sa flotte se compose de vélos abandonnés, à l’approche de l’hiver, un peu partout sur le campus. En effet, la plupart des supports à vélos doivent être remisés durant la saison froide, ce qui permet, bon an mal an, à UniverCyclo de récupérer de nouvelles bicyclettes orphelines pour assurer le roulement de son service. Pour les étudiants étrangers, à qui l’on fournit le casque et le cadenas, ce service peu coûteux leur épargne le souci de revendre, à la fin de leur séjour, une bicyclette dont ils seraient propriétaires. Bref, en matière de transport actif, à l’Université de Montréal, on peut dire que la roue tourne !
Source :udme nouvelles

Les 4 principes cardinaux de l’aménagement des rues

Selon Sidewalk Labs, pour passer de l’ère de la voiture à celle de la mobilité durable, il est essentiel de transformer les rues pour : les adapter en fonction des différents modes de transport; les séparer selon les vitesses; les aménager avec souplesse; les mettre à la diète afin d’accorder plus d’espace aux piétons, cyclistes, transports collectifs et places publiques. En vertu de ces principes, Sidewalk Labs propose, dans son document, quatre configurations de base pour l’aménagement des rues. L’allée, où prédominent les piétons, avec une vitesse maximale de 6,5 km/h. La voie d’accès, qui donne priorité aux cyclistes et où la limite de vitesse est de 22 km/h. La voie de transit, qui est principalement dédiée aux transports collectifs comme les autobus et les tramways, limités à des vitesses de 40 km/h. Et le boulevard, sur le modèle des « complete streets » où des voies séparées sont assignées à chaque mode de transport avec une vitesse maximale 40 km/h. Bref, mobilité durable oblige, les villes américaines ne peuvent plus refaire leurs rues à l’identique. Voici donc un guide pour les aider à changer d’ère…
Source : Smart Cities Dive

Mont-Tremblant opte pour la gratuité du transport en commun

À compter du 21 juin, tous pourront prendre l’autobus gratuitement à Mont-Tremblant. Le conseil municipal a pris cette décision pour de nombreuses raisons : favoriser l’employabilité et l’économie locale; bonifier l’offre touristique; aider les familles et les personnes âgées; réduire l’empreinte écologique de la collectivité. En effet, selon le Service de l’Environnement et du développement durable, 86 % des émissions de gaz à effet de serre de la collectivité sont attribuables au transport par automobile. En outre, le maire de Mont-Tremblant, Luc Brisebois, souhaite, par ce geste, tendre la main aux municipalités voisines, de même qu’à la MRC, dans une optique de développement économique. À ce chapitre, il appelle de ses vœux un circuit de transport en commun gratuit qui s’étendrait aux municipalités voisines de manière à toutes les relier.
Source : L’information du Nord

Plus on aménage de pistes cyclables, plus on multiplie les cyclistes

Il est indiscutable que les pistes cyclables offrent le moyen le plus efficace, et le plus sain, de se déplacer. Elles sont susceptibles de permettre à cinq fois plus de personnes de circuler qu’une voie carrossable ne le permet. Et ici, le poids du nombre devient un argument de poids. Les planificateurs urbains l’ont bien compris et procèdent de plus en plus à la cueillette systématique de données. Car, là où les chiffrent sont disponibles, ils ne trompent pas. Plusieurs villes en Angleterre constatent le même phénomène : dès que l’on améliore la qualité des pistes cyclables ou qu’on les relie entre elles, le nombre de cyclistes augmente d’un seul coup. Et là où elles étaient inexistantes, dès leur ouverture elles font apparaître les cyclistes, comme par magie. On observe un phénomène similaire avec les vélos libre-service. Même dans une ville comme Houston, on a pu mesurer la multiplication miraculeuse des cyclistes simplement par l’ajout de bornes d’ancrages. Bref, dès que la qualité de l’offre s’accroît, les cyclistes affluent.
Source : The Guardian

La micromobilité aux États-Unis: une révolution en constante évolution

De 2017 à 2018, le nombre de déplacements en vélos libre-service et en trottinettes électriques a plus que doublé, selon la National Association of City Transportation Officials (NACTO). Sur les 84 millions de trajets comptabilisés, 36,5 millions ont été effectués en vélos avec borne d’ancrage, une hausse de 9 %. Les vélos sans borne d’ancrage ont compté pour 9 millions des parcours alors que les trottinettes électriques en ont enregistré 38,5 millions. Autant dire que ces dernières sont presque à elles seules responsables du doublement des déplacements dans la mesure où elles ont justement fait leur apparition l’an dernier. D’ailleurs, les opérateurs de vélos sans ancrage sont tous en train de les délaisser, préférant se tourner vers les trottinettes électriques. Autre statistique notable : bien qu’encore peu nombreux, les vélos à assistance électrique sont deux fois plus utilisés que leurs contreparties à pédales. Bref, il se pourrait bien que la fameuse technologie disruptive annoncée soit bel et bien l’assistance électrique.
Source : NACTO

Agroalimentaire

Les allégations des emballages alimentaires leurrent les consommateurs

Des chercheurs ont analysé les choix effectués par les consommateurs selon les types d’allégations présents sur le devant des emballages. En général, les gens seront plus réceptifs lorsque les prétentions affichées par les fabricants sont positives. Les mentions « riches en fibres », « riches en protéine », « avec grains entiers » ou encore « naturel » obtiennent plus facilement la faveur des consommateurs que les indications misant sur l’absence d’éléments réputés nocifs, telles que « sans agent de conservation », « sans saveur artificielle » ou « sans colorant ». Les chercheurs ont noté que les fabricants misent beaucoup sur cet aspect « santé » dans la promotion de leurs produits. Par exemple, sur 633 marques de céréales, 460 d’entre elles prétendaient être « santé » ou mettaient de l’avant leurs valeurs nutritionnelles. Un problème demeure, et non le moindre : la corrélation entre ces allégations « santé » et la qualité nutritionnelle réelle de ces produits est à peu près nulle. Pour être précis, elle se chiffre à 0,04 % !
Source : EurekAlert

Aménagement

Montréal : des parcs réaménagés en faveur du jeu libre

L’arrondissement de Rosemont–La Petite-Patrie va faire disparaître les traditionnels modules de jeu aux couleurs vives de deux de ses parcs au cours de l’été 2019. Ils seront remplacés par des modules faits de matériaux naturels et bruts qui vont laisser aux enfants la liberté de créer leurs univers de jeu eux-mêmes, sans planification des adultes, ou presque. Les nouvelles aires de jeu, qui seront aménagées avec le souci de mettre en valeur le paysage pourront par exemple abriter un parcours d’hébertisme, une mini-excavatrice, un jeu de câbles, une glissoire sur butte, une pompe à eau ainsi que des outils pour que les enfants puissent grimper, glisser, sauter, courir, creuser, créer et construire, à leur guise ! Toutefois, on ne tire pas complètement un trait sur le passé, car une figure classique va demeurer présente : la traditionnelle balançoire.
Source : Ville de Montréal

À San Francisco, un espace de cotravail à 2,25 $ l’heure divisé entre 6 personnes

Vous avez bien lu. Mais pour ce prix, vous n’avez ni murs ni plafond. Seulement un plancher asphalté, deux tables et des chaises pliantes. Le tarif de 2,25 $ s’acquitte chaque heure par l’entremise d’un parcomètre. Car cet espace de cotravail est situé dans une case de stationnement. Mais c’est surtout un acte de guérilla urbaine qui vise à dénoncer deux problèmes : le coût exorbitant des lieux de cotravail et l’espace gaspillé par le stationnement sur rue. L’idée, qui a d’abord germé dans la tête de Victor Pontis, un informaticien de Frisco, comme sorte de provocation humoristique, ne devait pas connaître de suite. Mais les réseaux sociaux s’en étant emparés, Victor Pontis a jugé opportun de créer le site WePark pour que d’autres cotravailleurs créent leurs propres espaces. En plus de San Francisco, des citoyens de Santa Monica et de Toulouse ont tenté l’expérience. Et pour ceux qui seraient intéressés, on conseille de s’installer près d’une borne WiFi publique, non loin de toilettes et de fontaines d’eau tout en prévoyant le moyen de recharger des ordinateurs et des téléphones…
Source: FastCompany