En rafale

Survol de l’actualité : 7 avril 2021

Le 7 avril 2021

Au menu cette semaine, l’incompatibilité de la vitesse avec la sécurité routière, la dépendance à la malbouffe et l’utilisation transitoire des locaux vacants.

Saines habitudes de vie

Bouger dans sa ville, ça recommence au mois d’avril 

Capsana invite les Québécois à profiter du mois d’avril pour activer leur santé en profitant des services et infrastructures offerts par leur municipalité, bien sûr dans le respect des consignes exigées par le contexte actuel. Pour l’occasion, Capsana a créé un dossier spécial, Bouger dans sa ville, qui est hébergé sur le site montougo.ca. On y trouve de nombreux conseils pour bouger plus, manger mieux et se sentir en santé. Aucune inscription n’est nécessaire pour joindre le mouvement, à moins de vouloir participer aux deux grands concours qui sont proposés cette année : le grand concours Santé & Bien-être et le Concours Facebook. De plus, n’oubliez pas de demeurer à l’affût de la page Facebook TOUGO pour connaître les dates de mise en ligne des prochaines publications. Et surtout, en avril, on découvre sa ville !
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Impacts de la pandémie sur les jeunes du secondaire à Montréal

Une récente enquête, menée dans le cadre du projet GO – Le secondaire s’active !, confirme ce que l’on soupçonnait : la pandémie a grandement perturbé certaines habitudes de vies des adolescents montréalais. Auparavant préoccupantes, elles sont devenues inquiétantes. Avant les mesures de confinement, 15 % des jeunes Canadiens respectaient les trois recommandations émanant des Directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures pour les enfants et les jeunes. Aujourd’hui, seulement 1 % des adolescents montréalais les appliquent. En outre, un élève sur deux ne satisfait aucune des trois recommandations. Devant l’urgence de la situation, un appel à l’action est lancé ! Les jeunes doivent devenir plus proactifs et explorer les possibilités à leur disposition. Car il existe encore des offres d’activités de toutes sortes. Ils doivent profiter de toutes les occasions qui se présentent pour être actifs. Et bouger différemment, peut-être, mais bouger malgré tout !
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Environnement

L’arbre qui cache la forêt… urbaine

Planter un arbre est un geste noble. Et même judicieux, en raison des nombreux services écosystémiques qu’il peut rendre : lutte aux îlots de chaleur, gestion des eaux de ruissellement, absorption des polluants atmosphériques. Et c’est sans oublier ses bienfaits pour notre santé mentale. Or, si les arbres poussent plus vite en milieu urbain, ils y meurent aussi beaucoup plus jeunes. C’est notamment en raison de la grande solitude à laquelle ils sont souvent condamnés. Car, plantés dans ce qui s’apparente à un pot, ils sont privés du soutien d’un écosystème diversifié pouvant garantir une partie de leur résilience. Afin de pallier cette lacune, on peut s’inspirer des principes de la biodiversité fonctionnelle et composer des aménagements en plusieurs strates où se succèdent couvre-sol, vivaces et arbustes. Si tout le monde appliquait cette recette simple, que ce soit dans les cours, les devantures de logements, les ruelles vertes, cela pourrait contribuer à renforcer la résilience des arbres urbains tout en accroissant la biodiversité urbaine.
Source : Journal de Montréal

Gaspillage alimentaire

Gestion des matières résiduelles : Laval met le cap sur le Zéro déchet

Le conseil municipal vient d’adopter la Stratégie lavalloise de gestion des matières résiduelles (SLGMR) 2020-2025 qui vise à mettre en place les conditions propices à l’atteinte du Zéro déchet d’ici 2035. La Ville se targue non seulement de se conformer aux orientations du Plan métropolitain de gestion des matières résiduelles 2015-2020 (PMGMR), mais aussi de les surpasser. La Stratégie est conçue pour répondre aux trois enjeux majeurs de la gestion des matières résiduelles : mettre un terme au gaspillage des ressources; contribuer à l’atteinte des objectifs du Plan d’action sur les changements climatiques; responsabiliser l’ensemble des acteurs concernés par la gestion des matières résiduelles. Citant la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles, Laval souhaite ainsi : « créer une société sans gaspillage qui cherche à maximiser la valeur ajoutée par une saine gestion de ses matières résiduelles, et son objectif fondamental est que la seule matière résiduelle éliminée au Québec soit le résidu ultime ».
Source : Ville de Laval

incubateur d'entreprises vertes

Capitale-Nationale : un incubateur spécialisé en entreprises vertes

En partenariat avec l’organisme à but non lucratif 2 Degrés, la Ville de Québec, l’Institut national de la recherche scientifique et le Cégep Limoilou viennent d’annoncer la création d’un incubateur spécialisé en environnement et technologies propres. Grâce à une aide financière de 700 000 $, l’incubateur, qui sera hébergé dans les locaux du cégep, sur le territoire de la Zone d’innovation Littoral Est, aura pour mission d’accélérer le développement de l’économie d’impact et des technologies propres dans le but de réduire l’empreinte carbone des activités économiques de la région. Conforme à la vision de la Zone d’innovation Littoral Est, qui mise sur les technologies propres comme secteur prioritaire de développement, cet incubateur favorisera donc la formation, la recherche et les maillages entre les entreprises dans ce secteur émergent. D’ailleurs, cette filière des technologies propres compte déjà une centaine d’entreprises qui ensemble génèrent quelque 2 500 emplois et un chiffre d’affaires de près de 600 millions de dollars.
Source : Ville de Québec

Mobilité durable

Voiture virage à droite piéton

La vitesse des véhicules est incompatible avec la sécurité des personnes

Depuis le milieu du siècle, nous avons construit des infrastructures routières sur un seul et unique principe : déplacer autant de voitures que possible le plus rapidement possible. Le problème, c’est que la vitesse tue. Un piéton qui se fait heurter par un véhicule motorisé circulant à 20 miles à l’heure (32 km/h) court 95 % de chance de survivre à ses blessures. À 30 miles à l’heure (48 km/h), ses chances de survie passent à 55 %, et à 40 miles à l’heure (64 km/h) elles ne sont plus que de 15 %. Le problème n’est pas attribuable à une réglementation lacunaire de la limite de vitesse, que les villes ont d’ailleurs tendance à abaisser. Il vient du fait que les aménagements sont conçus de telle manière qu’ils incitent à la vitesse. Mieux, ou pire, certains ont été pensés pour éviter que les véhicules ralentissent. Par exemple, en arquant la bordure des trottoirs aux intersections pour que les voitures puissent faire un virage à droite à haute vitesse. Le site Smart Growth America vient de publier un guide qui illustre ces aménagements, dangereux par défaut (Dangerous by Design) et propose des solutions qui vont contribuer à la sécurité des usagers les plus vulnérables de la route.
Source : Smart Growth America

Agroalimentaire

Le puissant lobby de l’industrie agroalimentaire et le défunt projet de loi S-228

Des chercheuses de l’Université de Toronto, dans une récente étude, ont constaté que, durant les trois années qui ont précédé la mort au feuilleton du projet de loi S-228, plus de 80 % des représentations faites auprès des hauts fonctionnaires et des élus fédéraux l’ont été par des lobbyistes de l’industrie agroalimentaire. Rappelons que le projet de Loi S-228, visait à limiter la publicité d’aliments et de boissons riches en sel, en sucre ou en gras saturés ciblant les enfants de 12 ans et moins. L’influence disproportionnée de l’industrie auprès des décideurs, comparée à celle de la santé publique et des OBNL, a pu être documentée notamment grâce à la base de données des Réunions et correspondance sur la saine alimentation, mise en place par le ministère de la Santé en 2016 dans un souci de transparence. Bien que les chercheuses se réjouissent du fait que, au Canada, on puisse avoir accès à ce type d’information, elles soulignent toutefois qu’il faudrait connaître la teneur des discussions qui ont eu lieu pour mieux comprendre le rôle joué par l’industrie et son impact sur la santé publique.
Source : EurekAlert

La malbouffe, une drogue dure ?

L’affirmation n’est certes pas scientifique, mais elle correspond à ce que les géants de l’agroalimentaire ont découvert, il y a quelques décennies, au sujet de la dépendance qu’induisent leurs produits chez les consommateurs. Une dépendance telle que ces mêmes compagnies ont diversifié leur portefeuille en faisant l’acquisition des entreprises spécialisées dans les régimes amaigrissants. Des régimes qui ne fonctionnent pas, mais qui leur permettent de faire coup double. Le journaliste d’enquête, Michael Moss, dans son plus récent livre intitulé « Hooked » décortique justement les différents stratagèmes utilisés par l’industrie afin de discréditer les études scientifiques démontrant les effets délétères du sucre et ainsi éviter les poursuites. Ses recherches l’ont par ailleurs conduit à se pencher sur les mécanismes déclenchés dans le cerveau par la malbouffe. À ce chapitre, la vitesse à laquelle une substance active le circuit de la récompense joue un rôle crucial. Par exemple, la fumée de cigarette prend dix secondes avant d’agir sur le cerveau. Le sucre, lui, n’a besoin que d’une demi-seconde, ou pour être précis 600 millisecondes. Autrement dit, rien n’est plus rapide que le « fast-food » pour rendre accroc le cerveau !
Source : New York Times

Aménagement

piétonnisation centre-ville Rouyn-Noranda

Crédit photo : Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Le centre-ville de Rouyn-Noranda sera de nouveau piétonnier cet été

Selon un sondage, tant les commerçants que les citoyens sont d’avis que le projet pilote de piétonnisation mis sur pied l’an dernier doit revenir, et même pour les trois prochaines années. Cette annonce va, entre autres, permettre aux propriétaires qui ont pignon sur rue de mieux planifier leurs dépenses dans le but d’acquérir le matériel et le mobilier nécessaires à la tenue de leurs activités foraines. La Société de développement du centre-ville de Rouyn-Noranda de son côté va bonifier la formule, passablement improvisée l’an dernier, en ajoutant des aires de détente et de meilleurs aménagements. Elle souhaite en outre rendre le centre-ville plus accessible pour les personnes à mobilité réduite. Bref, si l’été dernier la piétonnisation du centre-ville se voulait une réponse aux consignes de distanciation physique, elle a aussi fait la démonstration que cette formule, qui existe depuis longtemps en Europe, peut tout aussi bien prendre racine en Abitibi !
Source : Le Citoyen

utilisation transitoire bâtiment vacant

Crédit photo : Entremise

Réinventer la ville par l’utilisation transitoire des locaux vacants

On connaît déjà le mouvement de réappropriation de terrains vagues qui sont ensuite transformés par et pour les citoyens en espaces collectifs. L’organisme d’économie sociale l’Entremise s’inspire de principes similaires pour valoriser les espaces vacants de certains bâtiments de manière à redynamiser un quartier, une artère commerciale. À la suite d’un minimum de travaux pour rendre les lieux sécuritaires et fonctionnels, on peut en faire profiter des organismes d’économie sociale, des associations communautaires, des artistes ou encore de jeunes entrepreneurs qui vont pouvoir réaliser leur preuve de concept sans avoir à payer un loyer faramineux. C’est une formule gagnant-gagnant, car le maintien en fonction d’un bâtiment vacant réduit les frais d’inoccupation tout en attirant des forces vives susceptibles de s’intégrer de manière permanente dans la communauté, après leur location transitoire.
Source : Novae