En rafale

Survol de l’actualité : 7 juillet 2020

Le 7 juillet 2020

Au menu cette semaine, une vague de déminéralisation à Québec, une bouteille d’eau réutilisable et repliable, une application mobile qui résume les étiquettes nutritionnelles.

Activité physique

Le Bulletin de la Sépaq « Dans notre nature » atteint l’âge de la maturité

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq), lançait, il y a 18 ans, son premier bulletin de conservation des parcs nationaux. On le retrouve, cette année, dans une formule améliorée qui reflète l’ensemble de la mission de ses parcs : protéger et favoriser l’accès de territoires dotés d’admirables richesses naturelles et culturelles. Le bulletin se décline désormais selon trois thématiques. La première touche aux efforts déployés dans le but de maintenir une pêche durable et de qualité. La seconde s’intéresse aux nombreux bienfaits que procure la fréquentation des parcs nationaux, tant pour la santé physique que psychologique des Québécois. Et la dernière partie souhaite rendre hommage aux gardiens de ces parcs. Sur les membres des équipes sur le terrain dont la surveillance bienveillante et les suivis environnementaux permettent de prendre le pouls des parcs et de leur prodiguer les soins nécessaires. Plus que jamais, il est temps de se retrouver dans notre nature !
Source : Société des établissements de plein air du Québec

L’importance primordiale de l’éducation physique et à la santé (EPS)

Les preuves ne sont plus à faire. L’EPS aide les jeunes à acquérir les connaissances, les attitudes, les compétences, les comportements et la confiance nécessaires pour être actifs toute leur vie, en plus de contribuer à leur persévérance scolaire et leur réussite éducative. Dans un vibrant plaidoyer, des chercheurs spécialisés en éducation physique font valoir qu’il existe de nombreuses solutions créatives pour adapter les cours d’EPS dans le respect des exigences de distanciation physique ainsi que les élémentaires mesures d’hygiène. Ces spécialistes considèrent que les éducateurs et les éducatrices en EPS peuvent être fins prêts pour la rentrée d’automne malgré l’évolution à marche forcée de leur discipline. D’ailleurs, plusieurs modèles leur sont déjà proposés en dépit du fait que bien des incertitudes demeurent. Mais c’est un chantier en construction qui continue de se bonifier. Alors, il ne faudrait pas, par exemple, sacrifier les activités collectives par excès de prudence, puisqu’elles peuvent très bien être adaptées aux recommandations sanitaires. Des lignes directrices existent déjà pour que, dès l’automne, les écoles puissent tenir leurs cours d’EPS en contexte de pandémie. Il en va du développement global de nos jeunes.
Source : The Conversation

Aménagement

Vague de déminéralisation à Québec

Le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM) et la Ville de Québec associent leurs efforts pour déminéraliser deux espaces, un dans le quartier Saint-Roch et l’autre dans le quartier Saint-Sauveur. Cette initiative réalisée dans le cadre du projet Sous les pavés mettra à contribution, comme c’est toujours le cas, la participation des citoyens qui libéreront le sol à la main. De la sorte, ces lieux asphaltés et imperméables passeront du gris au vert… et au bleu ! En effet, en déminéralisant le sol, on favorise non seulement le verdissement, ce qui contribue notablement à la lutte contre les îlots de chaleur, mais on lui permet à nouveau d’absorber une bonne partie de l’eau de pluie, ce qui, en cas d’orages éclairs, diminue les risques de surverse des égouts pluviaux. Notons à ce propos que ces deux sites pilotes vont permettre à la Capitale-Nationale de mener une étude d’opportunité financée par le Fonds vert dans le cadre du programme Climat municipalités – Phase 2, un programme du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques qui découle du Plan d’action 2013-2020 sur les changements climatiques.
Source : Centre d’écologie urbaine de Montréal

Une équipe de l’UQAM développe une carte interactive de la forêt urbaine

À l’intérieur d’un quadrilatère, au centre duquel se trouve le Complexe des sciences Pierre-Dansereau, les chercheurs ont dénombré exactement 1567 arbres. Dans le milieu de la foresterie, on appelle cela une placette-échantillon : c’est une parcelle sur laquelle on suit la croissance individuelle de chaque arbre. Or, l’utilisation de cette méthode appliquée à la canopée urbaine représente une première mondiale. En effet, les villes qui tiennent un inventaire de leur forêt urbaine ne prennent en compte que les arbres sous leur responsabilité. Or, cette carte interactive révèle que seulement 594 d’entre eux appartiennent à la ville. Cela signifie que plus de 60 % de la forêt urbaine se retrouve disséminée sur des terrains résidentiels, institutionnels ou commerciaux. Outre le diamètre et la hauteur des arbres, la télédétection par laser a permis de déterminer la taille des cimes des arbres, ce qui permet d’estimer les services écosystémiques de chacun d’entre eux, notamment en matière de lutte contre les îlots de chaleur.
Source : Actualité UQAM

10e édition du guide « La Route verte du Québec » qui fête son 25e anniversaire

Plus vaste itinéraire cyclable en Amérique du Nord, La route verte du Québec s’étire aujourd’hui sur 5300 km ! Alors, pour planifier ses escapades, que ce soit pour une petite sortie en famille, un voyage de quelques jours ou pour une aventure plus cyclosportive, Vélo Québec publie le seul guide disponible comprenant l’ensemble de l’itinéraire à jour de la Route verte au Québec. Son format pratique présente, en 170 cartes détaillées, les réseaux cyclables régionaux. Il recèle en outre une multitude d’informations pratiques sur les différents services accessibles aux cyclistes : attraits touristiques, bureaux d’information touristique, renseignements relatifs aux transports alternatifs (autobus, train, taxi et traversier) pour accéder à la Route verte, près de 500 établissements d’hébergement touristique et campings certifiés Bienvenue cyclistes !, etc. En complément de ce guide, on peut aussi consulter la cartographie interactive, qui offre de l’information plus détaillée et continuellement mise à jour, sur l’état des réseaux cyclables. Bonne route !
Source : Vélo Québec

Santé et société

Une bouteille d’eau réutilisable et repliable…

Au Québec, il se consomme chaque année un milliard de bouteilles d’eau en plastique. De ce nombre, on calcule que 300 000 de ces bouteilles à remplissage unique prennent le chemin de la poubelle. Pour des raisons environnementales évidentes, il est fortement recommandé d’utiliser une gourde, surtout que l’on peut facilement la remplir d’eau potable gratuite. On doit toutefois reconnaître qu’une gourde peut être encombrante, ce qui peut être d’autant plus frustrant quand on a étanché notre soif et qu’elle est vide. À moins qu’elle soit repliable… Aussi invraisemblable soit-il, c’est l’exploit réalisé par une jeune pousse qui s’est inspirée de l’art de l’origami, ou plus précisément du kirigami, pour créer des cylindres qui peuvent se replier sur eux-mêmes. Résultat, une gourde réutilisable et pliable qui a la capacité d’une bouteille de vin. Après les ustensiles ultraplats qui tiennent dans un porte-monnaie, voici une autre innovation pour nous affranchir des objets de plastique à usage unique.
Source : FastCompany

Agroalimentaire

Yuka : l’application mobile qui classe les aliments en fonction de leur valeur nutritionnelle

En Europe, il n’est pas rare que des codes de couleur sur les emballages permettent de repérer, en un seul coup d’œil, les produits sains et ceux qui ne le sont pas. Née en France, l’application Yuka part de ce principe et attribue une note de 0 à 100 aux produits alimentaires. Avec 75 points et plus, l’aliment est considéré comme excellent et décroche une pastille vert foncé. Entre 50 et 75, il est bon et sa pastille est vert clair. De 25 à 50, nous sommes dans la zone médiocre et orange. Et bien sûr, le rouge, pour mauvais, se situe entre 0 et 25. Pour profiter de ce service-conseil nutritionnel, il suffit d’utiliser un téléphone intelligent et, grâce à Yuka, lire le code à barres de l’emballage. Toutefois, dans sa version gratuite, il est nécessaire de posséder un forfait de données ou avoir un accès WiFi pour que l’application accède à la base de données. Cela dit, puisque Yuka vient de faire son entrée au Canada, tous les produits n’ont pas encore été inventoriés. À terme, les trois créateurs de Yuka souhaitent changer la norme sociale pour faire évoluer l’industrie agroalimentaire.
Source : Maudits Français

COVID-19

La densité urbaine n’est pas synonyme de contagion

La propagation de la COVID-19 n’est pas directement associée à la densité résidentielle. Bien d’autres facteurs sont en cause dans la propagation du virus. Si par exemple New York a été durement touchée, cela n’a pas été le cas pour San Francisco, à peine moins dense, ou encore des mégalopoles asiatiques qui le sont bien plus comme Hong Kong, Taipei, Séoul ou Singapour. À Montréal, le Plateau Mont-Royal, de loin le quartier le plus dense de l’île, est bien moins touché que les banlieues de la première couronne. Car la densité comporte certains avantages : le transport actif est plus facilement praticable, les commerces de proximité permettent de limiter les déplacements, la livraison à domicile est beaucoup plus répandue, sans oublier la concentration des ressources de santé. Selon l’Observatoire Grand Montréal, la densité ne doit pas être confondue avec l’entassement et la surpopulation, des caractéristiques plutôt associées à la défavorisation. Au contraire, la densification intelligente, en plus de la mixité sociale, le verdissement et le transport actif, favorise la résilience aux épidémies.
Source : La Presse

Les couvre-visages protègent efficacement autrui

Au début de la pandémie, les autorités ne souhaitaient pas recommander le port du masque dans les lieux publics, pour éviter des ruptures de stock qui auraient pu toucher le personnel du réseau de la santé. Mais rapidement, les couvre-visages en tissus lavables se sont multipliés au point de pouvoir largement répondre aux besoins de la population tout entière. Si bien que son port deviendra obligatoire dans les transports collectifs et fortement recommandé dans les lieux publics où la distanciation physique est difficile à maintenir. Des chercheurs de la Floride viennent d’ailleurs de confirmer l’efficacité de ces couvre-visages maison à l’aide de mannequins conçus pour reproduire la toux et les éternuements humains et captés par des caméras sous un éclairage laser. Sans masque, les fines gouttelettes peuvent parcourir deux mètres et demi en moins de cinq secondes. Avec un simple foulard, cette distance est réduite à un mètre, tandis qu’elle est de 20 centimètres avec le masque conique en papier. Mais le champion demeure le couvre-visage à deux épaisseurs de coton qui limite la distance de projection à 6 centimètres. En plus de pouvoir se distinguer par son originalité, son port est désormais considéré comme une marque de respect authentiquement efficace…
Source : EurekAlert