En rafale

Survol de l’actualité: 7 juin 2019

Le 7 juin 2019

Au menu cette semaine, les sports organisés forment les enfants, l’argent pousse dans les arbres et Oslo veut devenir la capitale verte du Monde

Mobilité durable

Micromobilité : un petit saut pour l’homme, un grand bond pour l’humanité…

On avait prédit un avenir radieux aux bicyclettes à assistance électrique. Mais déjà, dans de nombreuses villes, elles sont dépassées par les trottinettes électriques. Pour combien de temps ? Une petite entreprise suédoise fait le pari que la prochaine technologie disruptive ne sera pas basée sur des piles au lithium, mais sur un simple ressort. Voici Cangoroo, le bâton sauteur libre-service. Avec un peu d’entraînement, c’est un mode transport plus rapide que la marche et qui, surtout, fait brûler des calories. Certes, c’est un peu plus risqué que la marche, ce pour quoi la jeune pousse suédoise recommande le port du casque, mais cela demeure moins dangereux que les bicyclettes ou trottinettes électriques qui filent beaucoup plus rapidement. Lancement prévu, cet été, à Malmö et Stockholm. Une histoire à suivre…
Source : We Demain

Activité physique

Les sports organisés consolident la maîtrise des émotions chez les enfants

Une nouvelle étude, menée par des chercheurs l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, montre que la participation continue des jeunes de 6 à 10 ans à des activités physiques organisées est associée à un moindre risque de détresse émotionnelle, d’anxiété, de timidité et de retrait social lorsque ces mêmes jeunes ont atteint l’âge de 12 ans. Ces résultats sont très intéressants, expliquent les chercheurs, car, à 12 ans, la très grande majorité des enfants, alors en pleine transition entre le primaire et le secondaire, s’apprêtent à faire leur entrée dans un monde plus vaste, plus complexe et plus exigeant. Avis aux parents qui avaient encore des doutes quant à la pertinence d’inscrire leur enfant à une activité sportive encadrée par un entraîneur.
Source : udemnouvelles

Santé et société

Voiture virage à droite piéton

Toronto: risques accrus pour les piétons d’être happés dans un quartier moins nanti

Après avoir épluché des données de la police de 2008 à 2018, le réseau anglais de Radio-Canada (CBC) arrive à la conclusion que le risque pour un piéton d’être grièvement blessé ou même tué en traversant la rue s’accroît de près de 50 % dans les quartiers défavorisés de Toronto. Un risque qui augmente pour les moins de 20 ans et les plus de 65 ans. Selon le groupe Walk Toronto, en raison de la flambée des loyers au centre-ville, toujours plus de familles sont forcées d’habiter en périphérie, dans des quartiers qui ont été conçus pour les voitures. D’autre part, souligne la Dre Linda Rothman, de l’Hôpital pour enfants de Toronto, les communautés riches sont souvent plus revendicatrices et donc mieux servies, tandis que les quartiers défavorisés sont généralement moins mobilisés. Ce qui, bien sûr, ne dispense nullement la Ville de prendre des mesures en faveur de la protection de tous ses citoyens.
Source : ICI Radio-Canada

Agroalimentaire

Les manœuvres de l’industrie agroalimentaire contre les politiques de santé publique

Retenez bien le nom de cet organisme à but non lucratif : International Life Science Institute (ILSI). Basée à Washington, cette organisation internationale compte 18 branches à travers le monde. Bien que l’ILSI soit largement financé par les géants de l’agroalimentaire, il a toujours clamé son indépendance et sa rigueur scientifique en dépit du fait qu’on le soupçonne depuis longtemps de verser dans la pseudoscience. De fait, des chercheurs ont pu dépouiller quelque 17 000 courriels échangés entre des universitaires et des hauts dirigeants de l’organisme pour établir que, en réalité, l’ILSI sert de façade à l’industrie de manière infléchir les politiques santé publique pour qu’elles ne nuisent pas à ses intérêts économiques. L’étude dévoile même les stratégies envisagées par l’ILSI afin de pousser l’Organisation mondiale de la santé à changer sa position sur les sucres ajoutés. Et ce n’est qu’une autre des manigances ourdies par l’industrie pour tromper le public…
Source : EurekAlert

Des vêtements pour enfants arborant des images de malbouffe : marketing alimentaire ?

La question a tout lieu de se poser, à la lumière des travaux de chercheurs de l’Université du Michigan. Ils ont constaté qu’un vêtement sur 11 était orné d’images évoquant des aliments. Et dans ce lot, les deux tiers représentaient de la malbouffe. Que ce soit conscient ou non de la part des parents, ainsi vêtus, leurs enfants deviennent de véritables panneaux réclame ambulants. Ce qui génère chez les petits un renforcement positif à l’égard de la malbouffe. Plus troublant encore, les auteurs de l’étude ont noté des différences flagrantes dans les motifs alimentaires en fonction du genre. Ainsi, les vêtements de fillettes exhibent surtout des pâtisseries et des desserts, alors que ceux des garçonnets montrent plutôt des pizzas, des hot-dogs ou des frites. Autrement dit, soulignent les chercheurs, notre société conditionne les rapports affectifs qu’entretiennent les enfants avec la nourriture, dès leur plus jeune âge, quitte à en faire des agents de promotion de la malbouffe.
Source : EurekAlert

Aménagement

L’argent pousse vraiment dans les arbres

Dans le cadre du congrès de l’Association francophone pour le savoir, ICI Radio-Canada recueillait les propos de trois chercheurs qui, parlant tous d’une même voix, faisaient l’éloge des arbres urbains. De fait, en matière de services écologiques, les arbres réduisent la pollution de l’air, atténuent l’intensité des vagues de chaleur, diminuent les risques d’inondation et, à titre de puits de carbone, contribuent à la lutte contre les changements climatiques. Au chapitre du bien-être collectif, ils jouent un rôle non négligeable dans l’atténuation du bruit, favorisent une meilleure santé mentale tout en offrant d’importants atouts récréotouristiques. Leur valeur est donc inappréciable. Il est donc plus que temps d’en prendre conscience alors qu’ils subissent les assauts des espèces exotiques envahissantes. Ce qui nous oblige à revoir nos pratiques de plantations de manière à diversifier le plus possible les essences et ainsi éviter des hécatombes comme celle qui frappe actuellement les frênes.
Source : ICI Radio-Canada

Oslo veut devenir la capitale verte du Monde

On savait que la Norvège est à l’avant-garde en matière de lutte contre les changements climatiques. Mais sa capitale l’est plus encore. Afin d’y parvenir, Oslo mettait en place, il y a quatre ans, un plan radical pour chasser les voitures de son centre-ville. Dans la foulée, la Ville multipliait les espaces publics, les voies réservées aux transports collectifs, les pistes cyclables, les trottoirs élargis, tout en éliminant graduellement les cases de stationnement sur rue. Oslo met aussi les bouchées doubles pour électrifier son transport collectif, y compris ses navettes maritimes. Elle a même commencé à exiger que les carburants fossiles ne soient plus utilisés sur les chantiers de construction. Et alors que la Norvège s’est engagée à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030, Oslo prévoit atteindre, elle, les 95 % !
Source : Le Devoir

Paris compte plus de cases de stationnement pour résidents que les Parisiens de voitures

L’Atelier parisien d’urbanisme (APUR) a calculé que les ménages des 20 arrondissements de la capitale possédaient 462 690 voitures, alors qu’ils disposent de 612 610 places de résidents pour se garer. C’est donc 150 000 cases en trop, ce qui représente 96 hectares, soit l’équivalent de 200 terrains de football. Une situation qui s’explique par l’abandon graduel de la voiture automobile privée au profit du transport collectif. En 1990, 46 % des ménages étaient motorisés, une proportion qui est actuellement de 36 %. Et selon les projections de l’APUR, d’ici 2025, de 37 000 à 95 000 voitures auront disparu des rues de Paris, soit 0,32 véhicule par habitant. Un taux qui toutefois restera loin des records actuels de New York, avec 0,25 voiture par personne, et surtout Hong Kong avec un taux de 0,06 ! Bref, l’APUR vient d’entamer un vaste chantier de réflexion destiné à repenser la fonction des cases de stationnement de la Ville Lumière en fonction des nouveaux enjeux de mobilité.
Source : Science et Avenir

Alimentation

Québec : des camps culinaires se tiendront au Grand Marché

L’organismeLa Tablée des chefs et la Ville de Québec ont dévoilé la programmation des camps de jours qui seront offerts cet été au Grand Marché. Ces camps permettront à des jeunes de 10 à 15 ans de parfaire leur éducation culinaire pendant une semaine. En plus de cuisiner leurs propres repas et collations, ils seront initiés à différentes pratiques comme l’agriculture urbaine ou l’alimentation locale. Sous la supervision de chefs professionnels, ils feront la découverte de nouveaux aliments, tels que les fleurs, ainsi que de nouvelles techniques de cuisine, notamment la fermentation. Bien entendu, ces apprentissages se feront dans une perspective de développement social et mettront, entre autres, l’accent sur la lutte contre le gaspillage et la redistribution des surplus alimentaires.
Source : Ville de Québec