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Survol de l’actualité : 8 avril 2019

Le 8 avril 2019

Au menu, cette semaine, la tarification sociale est un succès à Gatineau, en Angleterre du jeu libre dans des rues libres de voitures, et l’effet d’entraînement de l’entraînement… à l’école.

Santé et société

Bruit environnemental : un Québécois sur six en est victime

Au cours des 12 derniers mois, 16,4 % de la population a été fortement dérangée par au moins une source de bruit environnemental, révèle une enquête de l’Institut national de santé publique du Québec. Dans l’ordre, les sources de bruits qui occasionnent un fort dérangement sont attribuables au voisinage, à la circulation routière, ainsi qu’aux chantiers ou aux travaux de construction. Et elles varient selon la région, ainsi que leur prévalence. Par exemple, c’est dans la région de Montréal où cette prévalence est la plus élevée (21,5 %), notamment pour les résidents du centre-ville. Par ailleurs, près d’un Québécois sur cinq (19,5 %) rapporte que son sommeil a « souvent » ou « à l’occasion » été perturbé par le bruit durant la même période. Là encore, sans surprise, cette proportion est plus élevée dans la région de Montréal (24,8 %), ainsi que dans la Capitale-Nationale (21 %). Le bruit environnemental, rappelle l’INSPQ, nuit à la qualité de vie d’une grande partie de la population et représente donc un important problème de santé publique.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Un centre à la petite enfance va ouvrir ses portes au beau milieu d’une ferme urbaine

La pédagogie par la nature afin de stimuler les enfants et les aider à développer leur autonomie. Voilà la vision que partagent le CPE Pomme Canelle et les propriétaires de la Ferme Bédard et Blouin, l’une des dernières exploitations agricoles en milieu urbain de la région de la Capitale-Nationale. Ensemble, ils ont mis sur pied ce projet inédit de garderie à la ferme. À compter de cet été, Les Pouces Verts va accueillir 75 enfants qui seront en contact direct avec le monde de l’agriculture. Une proximité qu’ils pourront d’ailleurs maintenir à longueur d’année puisque la ferme possède aussi des serres. Bien entendu, des jardins pédagogiques seront aménagés. D’ailleurs, les Urbainculteurs vont donner un petit coup de pouce aux éducatrices en leur offrant de la formation sur l’agriculture en ville. Voilà un projet inspirant et qui semble solidement enraciné !
Source : La Terre de chez nous

Mobilité durable

Gatineau : la tarification sociale donne d’excellent résultats

En 2018, la Société de transport de l’Outaouais (STO) lançait le tout premier programme de tarification sociale de la province, ÉCHO, en vertu duquel les personnes à revenus modestes peuvent obtenir un laissez-passer mensuel au même tarif que celui des étudiants. La STO a pu constater une hausse de 32 % des déplacements faits par les détenteurs du titre ÉCHO. Chez les usagers réguliers, cette hausse est seulement de 15 %. De plus, les données révèlent que le quart (26 %) des détenteurs du titre ÉCHO n’utilisaient pas les transports collectifs auparavant. Ce qui signifie, selon la STO, que la mesure aide les personnes à sortir de l’isolement. Enfin, on remarque que les usagers ÉCHO utilisent davantage les transports en commun en dehors des heures de pointe. Autrement dit, ils n’ont pas fait déborder les autobus de Gatineau, mais ont plutôt contribué à les remplir dans les périodes creuses de la journée.
Source : La Presse

Nouvelle-Zélande : la ville d’Auckland en voie de doubler l’achalandage du transport collectif

À l’origine, l’objectif que s’était fixé l’Autorité des transports de la ville semblait hors d’atteinte : en dix ans, faire passer les 60 millions de déplacements annuels en autobus à 120 millions. Or, trois ans et huit mois avant l’échéance, les Aucklanders viennent d’enregistrer 100 millions de déplacements au cours des 12 derniers mois. À ce rythme, ils auront atteint leur objectif avec une année d’avance. Le secret de ce succès : la simplification des trajets, ce qui a permis d’augmenter considérablement la fréquence des passages et donc la capacité et l’efficacité du réseau. Ce qui a toutefois entraîné la multiplication des transferts, un inconvénient dont les Aucklanders se sont remarquablement bien accommodés, d’autant mieux que tous ces changements ont été apportés graduellement. Auckland s’enorgueillit donc d’avoir réussi ce qu’aucune autre ville dans le monde n’a pu réaliser, à l’exception de Vancouver qui, elle, est passée bien près d’y parvenir.
Source : Stuff

Amsterdam vise l’élimination de 11000 cases de stationnement d’ici 2025

Fidèle à sa réputation de ville sanctuaire pour les cyclistes, Amsterdam annonce qu’elle va systématiquement éliminer pas moins de 1 500 stationnements par année dans son centre-ville. Les espaces récupérés seront rapidement occupés par des arbres, des stationnements pour bicyclettes et des trottoirs élargis afin que la population puisse, le plus vite possible, profiter des avantages de cette mesure. Les détenteurs actuels de permis de stationner, qui valent leur pesant d’or, n’ont cependant pas à craindre de se voir retirer leur privilège. Du moins pas trop… Car selon ses calculs, la Ville devrait « statistiquement » récupérer environ 1 100 cases par attrition chaque année, à la suite de déménagements, de non-renouvellements ou de décès. Sinon, de nombreux emplacements, en particulier près des quais, qui doivent subir de nécessaires travaux de réfection, seront irrémédiablement convertis en espaces libres de voitures.
Source : CityLab

Des vélos libre-service dans les petites municipalités  ? Pourquoi pas !

Aux États-Unis, comme chez nous, les services de vélos partages sont l’apanage des grandes agglomérations. C’est bien entendu pour des raisons de rentabilité. Le modèle d’affaires des opérateurs, en quête de profits, repose sur la loi du nombre. Mais une jeune pousse américaine voit les choses autrement. Elle vise le marché des petites municipalités de quelques milliers d’habitants. Des municipalités trop petites, justement, pour financer du transport collectif, mais tout à fait capables de profiter des options de micromobilité, comme les vélos libre-service sans bornes d’ancrage. Et pour cette jeune pousse, il s’agit même d’une des stratégies qui permettrait de retenir les millénariaux, voire de les faire revenir dans leur petite ville d’origine. Une expérience à suivre…
Source : Fast Company

Activité physique

Le jeu libre dans des rues libres de voitures

En milieu urbain, la rue est ce qui s’approche le plus d’une surface de jeu. Et en plus, elle se trouve placée directement devant la maison, à la différence d’un parc ou d’un terrain de jeu. C’est l’idée à la base du mouvement Playing Out, né en Angleterre. Une fois par mois, des parents, avec l’accord de leur municipalité, ferment un tronçon de rue à la circulation, pendant quelques heures. Subitement, la rue s’anime tandis que les enfants s’en donnent à cœur joie. Et pour les parents, il s’agit d’une excellente occasion de fréquenter leurs voisins. Playing Out détaille une liste de 10 raisons pour lesquelles il est important que les enfants puissent jouer dans la rue. Outre l’importance du jeu libre en tant que tel et la dépense d’énergie physique, cette manière de se réapproprier la rue permet aussi de resserrer les liens de la communauté. Et ce genre d’initiative peut aisément s’organiser dans la très grande majorité des rues résidentielles en milieu urbain.
Source : TreeHugger

L’effet d’entraînement de l’entraînement… à l’école !

À l’école Saint-Jacques, de la Commission scolaire de l’énergie, à Shawinigan, les enseignants ont, cette année, décidé de faire bouger les élèves, durant l’heure du dîner, par le biais, entre autres, d’un club de course et d’un club de minibasket. Or, l’enthousiasme manifesté par les jeunes s’est communiqué au reste du personnel de l’école. Si bien qu’ils ont mis sur pied un club de course « d’adultes » ainsi qu’un programme de mise en forme. Et, déjà, ils ont pu constater de nombreux points positifs : augmentation de l’attention et de la concentration; amélioration de l’humeur et de l’optimisme; amélioration du système immunitaire; augmentation du niveau d’énergie; augmentation de l’estime de soi. Autrement dit, ils viennent de confirmer l’adage d’un esprit sain dans un corps sain.
Source : Commission scolaire de l’énergie

Agroalimentaire

Berkeley : la diminution de la consommation de boissons sucrées a précédé l’entrée en vigueur de la taxe

En Amérique du Nord, la Ville de Berkeley a fait figure de pionnière en devenant la première juridiction municipale à imposer une taxe sur les boissons sucrées. Les années suivantes, une première étude, puis une seconde démontraient que la consommation de boissons sucrées avait bel et bien diminué. Mais voilà qu’une nouvelle étude nous apprend que les résidents de Berkeley ont commencé à changer leurs habitudes de consommation dans la foulée du vote de la fameuse Mesure D, qui a précédé de quelques mois l’entrée en vigueur de la taxe. Les chercheurs rappellent que, avant ce vote, une campagne médiatique sur la pertinence d’une telle taxe avait occupé une bonne partie de l’espace public. Autrement dit, toujours selon les chercheurs, ce seraient les médias et l’information qui, en dénormalisant la consommation de boissons sucrées, auraient pesé dans la balance. Bref, le débat sur la taxe aurait eu plus d’impact que la taxe elle-même.
Source : EurekAlert