En rafale

Survol de l’actualité: 8 juillet 2019

Le 8 juillet 2019

Au menu cette semaine, comment Utrecht est devenue la 3meilleure ville cyclable au monde, l’activité physique est bénéfique à tout âge et les risques des aliments ultra-transformés.

Mobilité durable

Pont Samuel-De Champlain : la piste cyclable sera quatre saisons

La communauté cycliste montréalaise a tout lieu de se réjouir ! Elle pourra, enfin, compter sur un lien cyclable permanent reliant la Rive-Sud et l’île de Montréal. L’annonce en a été faite par le ministre de l’Infrastructure, François-Philippe­­­ Champagne, à l’occasion de l’inauguration du pont Samuel-De Champlain. Cette annonce est d’autant plus réjouissante que, à l’origine, on avait prévu que cette piste multifonctionnelle soit fermée entre la mi-décembre et la mi-mars. Or, selon une étude technique demandée par le gouvernement, il est bel et bien possible de déneiger et déglacer la piste sans en réduire la durée de vie. Cependant, les cyclistes devront patienter encore quelques mois, jusqu’à l’automne, avant que la piste soit ouverte, une fois pour toutes !
Source : Journal de Montréal

Deux navettes électriques autonomes circulent dans Hochelaga-Maisonneuve

Dans le cadre d’un projet pilote qui s’échelonnera jusqu’au 4 août, les Montréalais pourront, gratuitement, monter à bord d’une des deux navettes électriques sans conducteur reliant le Parc olympique et le Marché Maisonneuve. Capables de prendre 11 passagers, dont 6 places assises, ces navettes, qui bouclent leur circuit en une dizaine de minutes à raison d’une vitesse de pointe de 15 km/h, seront accessibles tous les jours, de 10 h à 18 h. Durant cette phase du projet, un opérateur demeure à bord de la navette pour veiller à la sécurité des passagers en cas de pépin. D’autre part, le parcours des navettes est balisé par des panneaux de signalisation pour bien informer la population. Enfin, des chercheurs ont été mandatés par le ministère des Transports, la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ) et CAA-Québec pour évaluer l’acceptabilité sociale de navettes autonomes ainsi que leur caractère sécuritaire. À suivre…
Source : TVA Nouvelles

Guide du cycliste urbain, en bande dessinée

Un amateur de vélos, et, à ses heures, auteur de bande dessinée, détaille avec un humour typiquement britannique la réalité vécue par les cyclistes, notamment celle des Londoniens. Il énumère les bienfaits pour la santé comme les bénéfices pour le portefeuille qu’entraîne la pratique du vélo. Il nous apprend que les conditions météorologiques peuvent parfois poser des petits défis facilement surmontables avec de l’équipement et des vêtements appropriés. Et que la peau humaine est généralement imperméable. Bien entendu, il plaide pour un meilleur partage de la rue qui remette l’automobile à sa place afin d’en accorder plus aux piétons, aux cyclistes et au transport collectif. Au fond, ce bédéiste fait le pari que plus les cyclistes seront nombreux, moins il y aura d’automobiles. Et qu’en diminuant le nombre d’automobiles, on accroît la sécurité de tous ceux qui optent pour le transport actif.
Source : The Guardian

Utrecht : une ville centrée autour de la bicyclette

Après Copenhague et Amsterdam, Utrecht est considérée comme la troisième meilleure ville cyclable au monde. Pas étonnant qu’elle détient le record de la piste cyclable la plus achalandée des Pays-Bas. Une réputation méritée, donc, et qui découle d’un choix délibéré des autorités municipales : investir dans les infrastructures pour avantager les cyclistes aux dépens des automobilistes. Ce qui se traduit par un réseau de pistes cyclables en constante expansion et, aussi, par la construction de stationnements pour vélos. Car dans cette ville où près de 60 % des déplacements se font à vélo, contre 15 % en automobile, garer sa monture au centre-ville est devenu un enjeu majeur. Si bien que la Ville a dû innover en construisant, par exemple, sous sa gare centrale, un imposant stationnement intérieur capable d’accueillir pas moins de 6 500… bicyclettes ! Capacité qui devrait doubler dans les prochaines années. Ainsi que l’explique la mairesse adjointe, Lott van Hooijdonk : « À Utrecht, on a vraiment l’impression que les humains sont les patrons de la ville, pas les machines ».
Source : CityLab

Alimentation

Réunion de travail

L’état de santé cardiovasculaire des travailleurs québécois

Pour évaluer la santé cardiovasculaire, on doit se baser sur trois facteurs biologiques qui doivent être normaux (tension artérielle, glycémie et taux de cholestérol) et quatre comportements (ne pas fumer, ne pas avoir d’obésité abdominale, être actif 150 minutes par semaine et avoir une alimentation de bonne qualité). Les personnes qui répondent à tous ces critères, appelés en anglais Simple 7, diminuent radicalement leurs risques de souffrir d’une maladie cardiovasculaire. Or, une étude menée sur 4 785 travailleurs québécois âgés en moyenne de 43 ans montre que seulement 1 % d’entre eux satisfont au Simple 7. Et surtout, l’alimentation d’à peine 15 % de ces travailleurs correspond à des critères de qualité nutritionnelle élevée. Or, l’activité physique ne peut compenser tous les effets néfastes d’une mauvaise alimentation. Ce qui laisse présager, en dépit de la petite taille de cet échantillon, que les travailleurs québécois sont à risque d’avoir une mauvaise santé cardiovasculaire.
Source : Journal de Montréal

Comprendre l’écosystème de la sécurité alimentaire pour atteindre la Faim « Zéro » à Montréal

Plus d’un foyer sur 10 dans la métropole est touché par l’insécurité alimentaire, en dépit des efforts déployés par de nombreux organismes communautaires et d’économie sociale. Pour optimiser le réseau d’approvisionnement alimentaire, il est nécessaire d’en connaître les acteurs, les fonctions que chacun joue, les freins et leviers qu’ils rencontrent dans leurs activités de lutte contre l’insécurité alimentaire. Pour combler ces besoins, la Fondation du Grand Montréal (FGM) et l’organisme Récolte viennent de publier le Portrait de l’écosystème montréalais de la sécurité alimentaire. Selon Manuel Cisneros, de la Table de concertation sur la faim et le développement social du Montréal métropolitain : « Le portrait vient confirmer qu’il faut renforcer l’intervention des organisations qui agissent déjà sur le terrain ». Un portrait qui, en permettant de bien comprendre comment fonctionne le système, va donc servir à mieux le transformer.
Source : Novae

Aménagement

Définir les fonctions des espaces verts en matière de santé publique

Les espaces verts génèrent de nombreux bénéfices pour l’environnement, l’économie, le bien-être et la santé des collectivités. Toutefois, il n’existe pas de définition consensuelle des espaces verts. Afin de combler cette lacune, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient de publier un outil de référence : Conceptualisation et mesure des espaces verts aux fins de surveillance en santé publique. En vertu de ce document, les espaces verts se présentant en fonction de trois vocations principales : naturelle, sportive et ludique. Ils peuvent en outre être caractérisés par leur sécurité, leur superficie et leur accessibilité (soit à pied ou à vélo, en transport collectif, ou en automobile). Grâce à ces critères, les directions de santé publique seront mieux en mesure de caractériser l’exposition aux espaces verts et d’améliorer la quantification de leurs bénéfices éventuels. Une tâche qui, dans la perspective des changements climatiques, prend une importance accrue en raison des nombreux services écologiques que nous rendent les espaces verts.
Source : Institut national de santé publique du Québec

Activité physique

Mieux vaut tard que jamais : bouger plus est bon à tout âge

Selon une vaste étude britannique publiée par le British Medical Journal, maintenir son activité physique ou, mieux encore, l’augmenter, peu importe l’âge, diminue les risques de mortalité. Les chercheurs évaluent que les individus sédentaires qui changent leurs habitudes pour atteindre les 150 minutes d’activité physique d’intensité modérée ou élevée par semaine courent 24 % moins de risque de décès, toutes causes confondues, que les personnes qui demeurent sédentaires. Les chercheurs soulignent d’ailleurs que 46 % des décès attribués à la sédentarité pourraient être évités si la population suivait les recommandations en matière d’activité physique. Toutefois, il faut demeurer prudent devant de telles statistiques. Malgré tous ses bienfaits, on ne peut pas conclure que l’exercice physique peut rallonger la vie de tous les individus. Il serait plus sage de dire que l’activité physique ne rajoute pas « des années à nos vies, mais de la vie à nos années ».
Source : Le Devoir

Agroalimentaire

Aliments ultra-transformés : le danger croît avec l’usage

Pour la première fois, au Canada, une étude démontre que les adultes qui consomment les plus grandes quantités d’aliments ultra-transformés courent un risque accru de souffrir d’obésité (31 %), de diabète (37 %) et d’hypertension artérielle (60 %). Des résultats qui sont d’ailleurs conformes à ce que viennent de révéler de récentes études menées en France et en Espagne. Cette nouvelle recherche, commandée par Cœur + AVC, fait suite à une autre étude, parue en 2015, et qui démontrait que, chez les adultes canadiens, environ 47 % de l’apport quotidien en calories provenait des aliments ultra-transformés. Une proportion qui se chiffrait, chez les 9 à 13 ans, au-delà de 57 %. Pour Cœur + AVC, le constat est clair : « Il est temps de transformer notre environnement alimentaire pour aider la population à faire des choix sains en cuisinant plus souvent et en choisissant des aliments entiers et peu transformés ».
Pour en savoir plus, lire notre article