En rafale

Survol de l’actualité : 8 octobre 2019

Le 8 octobre 2019

Télécharger le PDF

Au menu cette semaine, l’alimentation est entre autres à l’honneur puisque l’on vous parle de viande rouge, d’allaitement maternel, de menus végétariens, de taxes sur les sucres ajoutés et de jetons en bois pour faire son marché…

Mobilité durable

Belgique : une piste cyclable suspendue dans la forêt

Depuis son inauguration, en juin dernier, plus de 180 000 personnes ont emprunté cette piste cyclable, dans les environs de Limbourg. Une piste cyclable qui ne conduit nulle part, puisqu’elle revient sur ses pas. Et n’allez surtout pas croire qu’ils sont fous ces Belges ! Car une fois dans la forêt, la piste commence à s’élever, avec une douce inclinaison de 2 à 3º, pour culminer à une dizaine de mètres de hauteur. Le parcours en boucle, qui fait environ 700 mètres de longueur, permet alors de voir et de vivre la forêt selon une perspective inédite. En offrant à ses citoyens l’occasion de vivre des expériences uniques, le gouvernement belge souhaite qu’ils soient toujours plus nombreux à utiliser le vélo non seulement comme moyen de transport, mais aussi comme loisir et activité de ressourcement. Autre bel exemple de cela, on trouve dans cette même province une piste cyclable qui, sur 200 mètres, court à travers un étang. Si la surface de l’eau arrive à la hauteur des épaules, soyez sans crainte : vous allez pédaler au sec. Après tout, ils ne sont pas fous les Belges !
Source : FastCompany

Santé et société

Vivre près d’un parc réduirait les risques de syndrome métabolique

Une récente étude longitudinale portant sur 6 000 Britanniques âgés de 45 à 69 ans indique que la proximité des parcs est associée à une incidence moins élevée d’obésité, d’hypertension, de taux élevé de sucre dans le sang et de gras abdominal. Autrement dit, toutes des conditions associées au fameux syndrome métabolique, lequel est connu pour entraîner des maladies non transmissibles comme le diabète, les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux. Cette cohorte d’individus, ayant été suivie pendant 14 ans, suggère aux chercheurs qu’un accès à long terme aux espaces verts est bénéfique pour la santé, fort probablement parce qu’ils offrent de meilleures occasions d’être physiquement actif et d’être moins exposé à la pollution. D’ailleurs, les femmes, plus que les hommes, profitent de ces effets préventifs dans la mesure où elles ont tendance à passer plus de temps dans leur quartier de résidence. Voilà une autre étude qui s’ajoute à toutes celles démontrant les nombreux bénéfices que nous apportent les espaces verts.
Source : EurekAlert

Obésité infantile : les États vont échouer à atteindre les objectifs de l’OMS

Le constat est sans appel. Au rythme où vont les choses, aucun pays dans le monde n’a plus de 50 % de chance, d’ici 2030, de ramener son taux d’obésité infantile aux valeurs de 2010-2012. En fait, 156 pays sur 196 ont moins de 10 % de chances d’y parvenir. C’est ce que révèle le premier Atlas de l’obésité infantile que vient de publier la World Obesity Federation. Selon les projections, d’ici 2030, le monde va compter 250 millions de jeunes obèses âgés de 5 à 19 ans. Et c’est dans les économies émergentes que cette épidémie d’obésité va progresser le plus rapidement, alors qu’elle semble plafonner dans la plupart des pays d’Europe de l’Ouest, de l’Amérique du Nord, ainsi que l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Si bien que, la Chine, à elle seule, devrait compter 62 millions de jeunes obèses, suivie de l’Inde avec 27 millions et les États-Unis, 17 millions. Cette montée de l’obésité est largement attribuable à l’inaction des États qui évitent de porter atteinte aux intérêts commerciaux de compagnies privées plutôt que de consolider des politiques de santé publique destinées à protéger les jeunes.
Source : The Guardian

Alimentation

Faire son marché… avec des jetons en bois pour lutter contre l’insécurité alimentaire

Un des marchés fermiers d’Halifax a mis en place un système de jeton en bois pour remplacer l’argent liquide lors des transactions. En tant que telle, l’idée ne repose pas sur le concept de troc, car chaque jeton vaut 5 $. Il faut donc les acheter. En fait, l’objectif visé est d’éviter que les gens qui dépendent habituellement des banques alimentaires éprouvent un sentiment de stigmatisation en utilisant des bons d’achat. Autrement dit, parmi la foule d’acheteurs, il se trouve des gens qui ont bel et bien payé leurs jetons tandis que d’autres les ont reçus gratuitement d’un organisme caritatif. Ce programme permet donc aux plus démunis de vivre une expérience normale au marché. Et de s’approvisionner en aliments frais et de proximité.
Source : ICI Radio-Canada

Allaitement maternel : bon pour la mère, l’enfant et la planète

Dans un article scientifique publié dans le British Medical Journal, la Dre Natalie Shenker, de l’Imperial College London, et ses collègues ont calculé que, au cours des six premiers mois de sa vie, un bébé qui consommerait des « formules pour nourrissons » serait responsable de l’émission de 95 à 153 kg de CO2. Cette quantité de gaz à effet de serre correspond à l’ensemble des activités de production qui entre dans la formulation de ces substituts de lait : obtention de la poudre de lait de vache, ajouts d’huiles de tournesol, de colza, de coco et de palme, d’huiles fongiques, de poissons et d’algues, ainsi que de minéraux et de vitamines. Tous des produits qui ont dû subir des transformations industrielles, en plus de parcourir de grandes distances. Ensuite, on doit comptabiliser les matériaux utilisés pour les emballages et enfin, dernière étape, il faut chauffer à 70º C l’eau dans laquelle on dissout la préparation. En comparaison, soulignent les chercheurs, l’empreinte écologique de l’allaitement maternel est négligeable, voire inexistante. Bref, l’équivalent d’un petit rot…
Source : Le Devoir

Nouvelle étude sur la viande rouge : médium saignant?

Il est inhabituel qu’une étude fasse couler autant d’encre. Mais voilà beaucoup de bruit pour rien, explique le Nutritionniste urbain. En résumé, les chercheurs ne contestent pas que diminuer sa consommation de viande rouge et/ou transformée puisse avoir un impact positif sur la santé. Ils avancent simplement – étant donné que la consommation moyenne actuelle de viande rouge et/ou transformée dépasse de peu les seuils recommandés (350 à 500 grammes par semaine), et puisque c’est une habitude bien ancrée – que les bénéfices sur la santé ne seraient pas assez significatifs pour justifier un changement de régime. Bien entendu, puisque les conclusions des chercheurs allaient à contresens des recommandations de grandes institutions comme Santé Canada, l’Organisation mondiale de la Santé ou le World Cancer Research Fund, les médias en ont vite fait leurs choux gras. Comme quoi le médium n’est pas toujours le message…
Source : Le Nutritionniste urbain

La taxe sur les boissons sucrées fonctionne et elle devrait s’étendre à d’autres produits

En date de juillet 2018, 28 pays et 12 villes avaient implanté des taxes sur les boissons sucrées. Et, cette même année, le Royaume-Uni devenait le plus important pays à imposer la sienne. Une taxe qui a déjà donné des résultats puisqu’elle a incité l’industrie à reformuler ses produits de manière à réduire les taux de sucres ajoutés. Ce n’est par contre pas le cas des gâteaux et des biscuits dont, respectivement, 97 % et 74 % d’entre eux contiennent trop de sucres ajoutés. Si bien que la consommation de sucre, du moins en Angleterre, demeure un problème majeur. C’est donc dire, malgré les engagements volontaires de l’industrie à réduire les quantités de sucre de leurs produits, que l’autoréglementation ne fonctionne pas. Et, à cet égard, il semble bien que seule la taxation soit susceptible d’aider l’industrie à se discipliner pour qu’elle contribue à la lutte contre l’épidémie d’obésité.
Source : Metro

Menus végétariens : quand l’offre crée la demande

Pendant plus d’une année, des chercheurs de l’Université de Cambridge ont étudié plus de 94 000 choix de repas offerts dans 3 cafétérias universitaires : deux d’entre elles pour colliger des données d’observations et la troisième pour conduire une recherche expérimentale. Ils ont constaté que si on augmente l’offre de menus végétariens pour la faire passer de 1 plat sur 4 à 2 plats sur 4, on peut réduire la consommation d’assiettes composées de viande de 40 à 80 %, sans pour autant diminuer le chiffre d’affaires. Qui plus est, cette diminution est encore plus accentuée chez ceux réputés être, en temps normal, de grands consommateurs de viande. Les résultats de cette étude sont d’autant plus intéressants que les établissements d’enseignement britanniques sont toujours plus nombreux à vouloir diminuer leur empreinte carbone, en réduisant notamment la consommation de viande sur leur campus.
Source : EurekAlert

Aménagement

Réformer le stationnement pour sauver les villes et créer plus d’équité sociale

Les dommages collatéraux entraînés par les exigences minimales d’espaces de stationnement sont bien documentés : augmentation du trafic automobile, pollution atmosphérique, îlots de chaleur, étalement urbain, accès à la propriété plus difficile, dégradation du tissu urbain, marchabilité réduite, dommages à l’économie, etc. Mais ils pénalisent collectivement ceux qui ne possèdent pas de voitures privées. Car, si la plupart des espaces de stationnements sont gratuits – pensons aux centres d’achat, aux marchés d’alimentation, par exemple – c’est parce que tout le monde paye pour cette gratuité. Or, la facture étant refilée à l’ensemble des consommateurs, c’est dire que ceux qui ne peuvent s’offrir de voiture vont payer plus cher leur épicerie afin que les plus riches puissent gratuitement garer leur voiture. Et ce n’est là qu’un exemple des effets pervers attribuables aux espaces de stationnements. Toutefois, les solutions existent et déjà certaines villes les mettent en application. C’est le début d’une petite révolution pour la reconquête des espaces urbains.
Source : CityLab



Télécharger le PDF