En rafale

Survol de l’actualité : 9 septembre 2019

Le 10 septembre 2019

Au menu cette semaine, le laissez-passer universitaire fait un tabac à Québec, Victoriaville sacrée 13Communauté bleue du Québec et l’acceptabilité sociale de la taxe sur les boissons sucrées

Mobilité durable

Transports collectifs : un « forfait plafond » serait plus équitable pour les usagers

À travers le monde, plusieurs sociétés de transports ont adopté le principe du « Fair Capping ». Voici un cas de figure pour en comprendre le fonctionnement. À Montréal, un titre de transport sur la carte Opus coûte 3,50 $. Si vous prévoyez faire deux allers-retours la même journée, donc 4 déplacements, mieux vaut prendre la passe d’un jour à 10 $. Vous économiserez ainsi 4 $. Mais si l’un de vos déplacements est par la suite annulé, vous aurez perdu 3 $. Or, avec un forfait plafond, une fois atteint le seuil de 10 $ dans la même journée, votre carte opus vous créditerait le reste de vos déplacements. Le même principe vaut pour la passe mensuelle. Avec un avantage supplémentaire. Plutôt que de débourser 86,50 $ le premier du mois, l’usager moins fortuné n’aurait qu’à payer chaque fois qu’il utilise le transport en commun. Après 25 passages, le même mois, ce qui équivaut au prix du forfait mensuel, sa carte créditerait le reste de ses déplacements. Et au cas où il l’utilise moins de 25 fois, il n’aura pas eu à payer pour des titres de transport non utilisés ! Nous possédons la technologie pour mettre en œuvre cette mesure bien plus équitable pour l’ensemble des usagers. Et désormais, nous n’avons même plus l’excuse d’en ignorer l’existence !
Source : Steven Can Plan

Québec : le laissez-passer universitaire a la cote auprès des étudiants

Le LPU (laissez-passer universitaire) permet aux étudiants, inscrits à temps complet, d’utiliser les transports collectifs de façon illimitée durant les sessions d’hiver et d’automne. C’est le fruit d’une entente entérinée, au printemps dernier, par l’Université Laval, le Réseau de transport de la Capitale (RTC), la Société de transport de Lévis (STLévis), ainsi que l’Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS) et la Confédération des associations d’étudiants et étudiantes de l’Université Laval (CADEUL). Sur les 43 000 étudiants qui suivent des cours à l’université, 27000 d’entre eux étaient éligibles au LPU et, de ce nombre, 21 000 se sont déjà prévalus de la mesure. Un succès qui surprend autant qu’il ravit les principaux intéressés et qui se traduit, notamment, par une diminution de 20 % du nombre de vignettes de stationnement vendues. Chapeau à cette initiative qui favorise la mobilité durable !

Source : ICI Radio-Canada

L’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce accroît la sécurité de ses corridors scolaires

Grâce à une subvention de 1 385 516 $, accordée par le ministère des Transports du Québec, l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce (CDN-NDG) va procéder à la mise en place de mesures d’apaisement de la circulation aux abords des écoles. Ces travaux d’aménagement vont toucher onze intersections et sept écoles d’ici 2020. Parmi les interventions, on compte 300 dégagements de 5 mètres aux intersections; 24 intersections avec de nouvelles saillies de trottoir; l’amélioration du marquage des symboles prioritaires; l’ajout de 9 zones tampons pour réduire le risque d’emportiérage, en plus des 150 balises pour séparer les pistes de la voie de circulation. En augmentant la sécurité des déplacements à pied ou à vélo, CDN-NDG souhaite que davantage de familles choisissent les transports actifs pour se rendre à l’école. De plus, ces aménagements, selon l’arrondissement, peuvent contribuer à l’atteinte des objectifs de la Vision Zéro.
Source : Ville de Montréal

Agriculture urbaine

Pommes sur leur branche

La récolte de fruits bat son plein à Saint-Léonard

Les bénévoles de l’organisme Concertation en Sécurité alimentaire de Saint-Léonard ont commencé à visiter les arbres fruitiers de la douzaine de propriétaires de terrains qui participent à l’initiative. Jusqu’en octobre, ils vont cueillir des fruits qui, pour la plupart, auraient fini par pourrir au sol. Ils seront remis à des organismes locaux et à des banques alimentaires. De grandes proportions des récoltes seront cuisinées, car beaucoup de fruits sont piqués par les insectes. Cette initiative fait suite au projet pilote qui avait été lancé l’année dernière et qui avait permis de glaner près de 850 livres de fruits. Cet automne, Concertation en Sécurité alimentaire de Saint-Léonard souhaite espère dépasser ce cap en invitant d’autres propriétaires d’arbres fruitiers à participer au projet Récolte Solidaire Saint-Léonard. À noter que dans les quartiers centraux de Montréal, dont le Plateau Mont-Royal, le Mile-End, Rosemont – La Petite-Patrie, Parc-Extension et Villeray, le collectif Les Fruits Défendus gère une initiative similaire.
Source : Journal Métro

Alimentation

Montréal : valoriser l’agriculture urbaine et faciliter l’accès à des aliments sains et abordables

Le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation et la Ville de Montréal vont consacrer 750 000 $ (respectivement 600 k et 150 k) afin de favoriser le développement d’initiatives porteuses dans le domaine bioalimentaire, notamment pour lutter contre les déserts alimentaires. Cette entente prévoit déjà la réalisation d’études qui vont se pencher sur le déploiement d’épiceries solidaires et le développement de l’agriculture urbaine dans la métropole. À terme, l’administration municipale souhaite remédier au manque d’épiceries ou de marchés alimentaires facilement accessibles dans plusieurs quartiers défavorisés de la métropole. Une situation d’autant plus paradoxale que Montréal est le plus important centre de transformation alimentaire de la province ! Voilà donc une annonce qui réjouira à la fois les agriculteurs urbains et les organismes communautaires luttant contre l’insécurité alimentaire.
Source : Journal Métro

Santé et société

Victoriaville devient la 13Communauté bleue du Québec

L’organisme Eau Secours reconnaît ainsi les mesures prises par la municipalité afin d’assurer à sa population un accès gratuit à l’eau potable, ce qui est d’ailleurs un droit humain reconnu par l’ONU depuis 2010. Cela signifie en outre que Victoriaville s’engage à défendre la gestion publique de l’eau et que, en conséquence, elle s’oppose à la privatisation des services d’eau potable et d’eaux usées. Parmi les autres engagements de la Ville que salue Eau Secours, citons la promotion de l’eau du robinet, ce qui s’accompagne d’actions pour bannir l’eau embouteillée. Et dernier point, mais non le moindre, une Communauté bleue doit se montrer solidaire des autres municipalités et faire pression sur les gouvernements provincial et fédéral afin que le droit à l’eau potable devienne une réalité partout au pays, et tout particulièrement dans les communautés autochtones qui en sont toujours privées.
Source : La Nouvelle Union

L’État du Michigan bannit les produits de vapotage aromatisés. Un exemple pour le Québec ?

Convaincue que le vapotage pose un sérieux problème de santé publique, la gouverneure démocrate, Gretchen Whitmer, vient d’interdire la vente des cigarettes électroniques avec saveurs ajoutées, une première aux États-Unis. Les commerçants auront 30 jours pour se conformer à la réglementation, surtout destinée à protéger les jeunes qui sont spécifiquement ciblés par les fabricants de produits de vapotage. Cette mesure ne touche toutefois pas les produits du tabac. Au Québec, c’est le contraire. Depuis 2015, la Loi concernant la lutte contre le tabagisme stipule : « Il est interdit de vendre, d’offrir en vente ou de distribuer un produit du tabac comportant une saveur ou un arôme autres que ceux du tabac (…) ». Alors que Santé Canada vient tout juste de publier une mise en garde pour informer les vapoteurs des risques qu’ils courent de contracter une maladie pulmonaire, il serait peut-être temps pour le Québec d’encadrer la vente de ces produits, au même titre que ceux du tabac.
Source : News-Journal

Aménagement

Le programme Ruelles vertes, de Nature Québec, reprend du service dans la Capitale-Nationale

Dans le cadre de son programme Milieux de vie en santé, Nature Québec lance un nouvel appel de projets pour la création de ruelles vertes. Propriétaires et locataires riverains d’une ruelle qui souhaitent transformer par l’installation de bacs de végétaux, jardins collectifs, décorations saisonnières, mobilier urbain, plantation d’arbres, création d’œuvres d’art, etc. ont jusqu’au 1er décembre pour déposer leur candidature. Les projets retenus se verront offrir du soutien à la planification et à la réalisation par Nature Québec. En plus d’un financement de 2 500 $ pour la réalisation des aménagements, l’organisme peut animer des tables de consultation citoyenne, proposer des concepts d’aménagement, soutenir la recherche de commandites, aider à la coordination du projet la première année, en plus d’offrir des outils et réaliser un suivi. Alors, si vous souhaitez lutter contre les îlots de chaleur, faire la promotion de l’agriculture urbaine et créer des espaces collectifs et sécuritaires pour vos enfants, cet appel de projets est pour vous !
Source : Mon Limoilou

Politique et économie

Évaluations de l’acceptabilité sociale de la taxe sur les boissons sucrées

Une récente méta-analyse, réalisée par des chercheurs néerlandais, s’est penchée sur les différents contextes d’application d’une taxe sur les boissons sucrées afin de mesurer, qualitativement et quantitativement, les réactions suscitées dans la population. Il appert que 42 % des personnes sont en faveur d’une telle taxe. Que 39 % sont d’accord avec le fait que taxer les boissons sucrées peut contribuer à la lutte contre l’obésité. Et que 66 % soutiennent ce genre de taxe si les revenus générés sont réinvestis dans des initiatives qui favorisent la santé. À la lumière des résultats obtenus, les auteurs recommandent aux gouvernements, entre autres, de combler le fossé entre les opinions populaires et le discours scientifique, de faire preuve de transparence à l’égard des objectifs poursuivis par la taxation et, bien sûr, d’en réinvestir les revenus dans des initiatives de santé publique.
Source : International Journal of Behavioral Nutrition and Physical Activity