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Survol de l’actualité : 12 mai 2020

Le 12 mai 2020

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Au menu cette semaine, la cuisine maison emménage dans les foyers, le confinement améliore la qualité de l’air et sauve des vies, et fermeture de rues = réouverture de restaurants

Santé et société

Campagne d’urgence pour aider des milliers de femmes enceintes vulnérables

La pandémie actuelle a des impacts sur l’ensemble de la société, mais plus particulièrement sur les personnes en situation de précarité financière. Et dans le cas des femmes enceintes, le stress et l’insécurité alimentaire peuvent aussi nuire à la santé de leurs bébés. C’est pourquoi la Fondation Olo lance une campagne de financement d’urgence COVID-19. Le but est de rapidement amasser 750 000 $ afin de permettre à ces femmes de se nourrir adéquatement et de donner naissance à un bébé en santé. À l’heure actuelle, plus de 5 000 femmes ont besoin des services et des suivis de la Fondation Olo. Mais, dans la foulée de cette crise sanitaire, les demandes vont inévitablement augmenter. Pour y faire face, la Fondation Olo sollicite donc la générosité de la population. « Parce qu’une femme enceinte ne devrait pas avoir le ventre vide, faites un don. »
Source : CISION

La pandémie de COVID-19 risque de relancer l’épidémie d’obésité infantile

Selon la World Obesity Federation, il y aurait 223 millions d’enfants d’âge scolaire qui souffre d’obésité, un nombre qui devrait atteindre les 268 millions d’ici 2025. Or, des chercheurs craignent qu’il faille revoir ces chiffres à la hausse depuis que les mesures de confinement ont conduit à la fermeture des écoles. L’une des raisons qui expliquent ces craintes part du constat, comme le montrent les études, que les jeunes ont tendance à prendre du poids durant les vacances d’été. Malgré le fait que l’on reproche souvent aux écoles de ne pas offrir des environnements suffisamment propices à l’acquisition de saines habitudes en matière d’alimentation et d’activité physique, dans la réalité, l’année scolaire semble aider les élèves à conserver un meilleur équilibre de vie. Or, aux États-Unis, on note une hausse de la consommation des aliments à haute teneur en calories, notamment les prêts-à-manger et les collations. D’autre part on assiste à une forte augmentation du jeu en ligne et du temps passé sur les plateformes de diffusion vidéo. Bref, tout porte à croire que ces vacances prématurées ont conduit au retour de mauvaises habitudes qui auparavant ne duraient qu’un été…
Source : Forbes

Le confinement améliore la qualité de l’air et sauve des vies !

Une semaine avant le Jour de la Terre, François Reeves, professeur à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal, expliquait, dans une entrevue accordée à udemnouvelles, que la pollution atmosphérique fait plus de victimes que le VIH, l’Ebola, la COVID-19 et toutes les guerres réunies. Alors, confinement oblige, serait-il possible que le ralentissement de nos activités soit susceptible de sauver plus de vies que la COVID-19 n’en réclame ? Nous n’en sommes bien sûr pas là, mais le journal Le Monde rapporte une étude selon laquelle, en un mois de confinement, la réduction de la pollution atmosphérique aurait permis d’éviter 11 000 décès en Europe. C’est bien sûr peu, comparé au nombre de victimes de la COVID-19 qui dépasse les 150 000. À cet égard, on doit quand même noter que cette pandémie sévit déjà depuis plusieurs mois et qu’elle a justement profité de cette pollution atmosphérique reconnue pour être un facteur aggravant de la maladie. Alors, tandis que plusieurs pays amorcent leur déconfinement, peut-être est-il encore temps de revoir certaines de nos habitudes avant ce fameux retour à la normale…
Source : WeDemain

Alimentation

Le « fait maison » emménage dans les foyers québécois

L’Observatoire de la Consommation Responsable vient de publier les résultats d’une enquête sur les habitudes de consommation menée auprès d’un millier de Québécois, du 15 mars au 15 avril. Certaines données sur les habitudes alimentaires méritent que l’on s’y attarde. Globalement, depuis le début du confinement, 69 % des répondants disent cuisiner davantage, et 53 % le font plus souvent en famille. Les personnes sondées se disent plus nombreuses (70 %) à regarder des recettes en lignes et à en expérimenter de nouvelles (69 %), en plus de cuisiner de nouveaux aliments (48 %). D’autre part, les Québécois se sont graduellement tournés vers les produits locaux. L’augmentation de leur consommation est passée de 2,6%, dans la semaine du 25 mars, à 16,5 % pour la semaine du 8 avril. En matière de gaspillage alimentaire, plus de la moitié des ménages disent avoir amélioré leur gestion des aliments et, dans une même proportion, organisent mieux leur liste d’épicerie. En plus, ils concoctent davantage de recettes anti-gaspillage (43 %) et portent plus d’attention aux dates de péremption (38 %). Reste à savoir si ces saines habitudes du « fait maison » vont s’installer à demeure…
Source : Observatoire de la Consommation Responsable

Mobilité durable

Après-COVID-19 : Londres envisage de décupler le nombre de déplacements à vélo

La visée que poursuit la capitale britannique n’est pas à mettre au compte d’une quelconque « idéologie du vélo », mais plutôt sur une réalité mathématique implacable. En raison des consignes sanitaires qui vont inévitablement perdurer, le réseau de transport par métro, dont la Ville dépend fortement, ne pourra plus assurer que le cinquième du volume de déplacements d’avant la COVID-19. Avec la reprise des activités, c’est 8 millions de déplacements quotidiens qui devront s’effectuer par d’autres moyens de transport. Or, Londres était déjà aux prises avec d’importants problèmes de congestion routière. S’il fallait que seulement une fraction de ces 8 millions de déplacements se fasse en voiture, alors la ville étoufferait, dans tous les sens du terme. Pour éviter, donc, la thrombose de son réseau routier, comme l’asphyxie de sa population, Londres entend bien multiplier les espaces réservés pour les piétons et les cyclistes de manière à multiplier par 10 les déplacements à vélo et par 5 ceux effectués à pied. À suivre…
Source : TreeHugger

Aménagement

Rosemont s’inspire de Barcelone pour décourager le trafic de transit

 Alors que la circulation automobile à Montréal ressemble, depuis deux mois, à celle d’un dimanche aux premières lueurs de l’aube, le maire de Rosemont, François William Croteau, croit qu’il est maintenant socialement acceptable de passer à l’action pour offrir plus d’espace aux enfants, piétons et cyclistes. Il souhaite donc refouler les automobilistes vers les grandes artères afin de créer des rues favorables au jeu libre ainsi que des rues-écoles. Pour ce faire, l’arrondissement va délimiter neuf superblocs qui vont couvrir tout le Haut-Rosemont. Le principe s’inspire librement des superilles de Barcelone dont une partie de la trame urbaine convient idéalement à ce genre d’intervention. De la sorte, il sera possible à l’arrondissement de sécuriser environ 200 km de rues résidentielles en plus d’ajouter une cinquantaine de kilomètres de pistes cyclables. Quant aux rues-écoles, une première à Montréal, elles consistent à interdire aux voitures les rues avoisinantes de l’établissement, aux heures d’entrée et de sortie des classes. Une mesure, que le maire ne dédaignerait pas rendre permanente.
Source : Métro Média

Et si la réouverture des restaurants passait par la fermeture des rues ?

Cette idée, qui peut paraître saugrenue, a pourtant été sérieusement proposée par l’éditorialiste en chef de la Presse, François Cardinal. La semaine dernière, il écrivait, en utilisant un ton interrogatif de bon aloi : « Pourquoi ne pas faire de Montréal une immense terrasse capable d’accueillir les citadins tout l’été pour se divertir, se nourrir, boire et s’amuser… tout en respectant la distanciation physique ? ». C’était pour mieux faire valoir que Vilnius, la capitale de la Lituanie, a justement décidé de tester l’idée cet été. Une idée qui commence à faire son chemin, puisque la Ville de Tampa, en Floride, a depuis annoncé le lancement d’un projet pilote similaire d’une durée de 14 jours. Avec ce pragmatisme qui caractérise bien des Américains, les autorités municipales ont désigné le quartier historique de la ville comme « zone de relance économique » et ainsi procédé à la fermeture de plusieurs rues à la circulation automobile. Désormais, les restaurateurs ayant pignon sur rue sont autorisés à stationner leurs tables et leurs chaises sur la chaussée, pourvu qu’elles soient distantes d’au moins deux mètres. À suivre…
Source : Planetizen

Agriculture urbaine

Le jardinage serait associé à une meilleure santé et un bien-être accru

Au nom de la sécurité alimentaire, plusieurs villes du Québec ont récemment annoncé la réouverture des jardins communautaires, dont Montréal, à condition bien sûr de respecter de strictes mesures d’hygiène et de distanciation physique. Or, par-delà un apport significatif en fruits et légumes frais, le jardinage procure de nombreux autres avantages. Une étude britannique, menée sur près de 8 000 personnes, de 2008 à 2016, rapporte que les bénéfices pour la santé physique et mentale des individus liés aux activités de jardinage équivalent à ceux dont on jouit quand on vit dans les quartiers le mieux nantis. Cette enquête, la plus vaste à ce jour qui se soit penchée spécifiquement sur le jardinage, montre l’importance de donner accès, en milieu urbain, à des parcelles cultivables au plus grand nombre possible de personnes, particulièrement dans les quartiers moins bien nantis. Et ce, au nom de la santé et du  bien-être publics.
Source : EurekAlert

COVID-19

Formation gratuite sur l’enseignement à distance offerte par l’Université TÉLUQ

Depuis le 4 mai, le personnel enseignant des niveaux préscolaire, primaire, secondaire, collégial et universitaire a la possibilité de se familiariser avec l’enseignement à distance, ou encore d’approfondir ses connaissances en la matière. Quatre microprogrammes, réalisés par une équipe de professeurs du Département Éducation de l’Université TÉLUQ, en collaboration avec des partenaires du milieu, seront mis en ligne progressivement, et ce, jusqu’au 5 juin. Cette formation non créditée est offerte en français et en anglais, et va demeurer disponible tout au long de la prochaine année. Elle est le fruit d’une entente conclue entre le ministre de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Jean-François Roberge, et l’Université TÉLUQ. Toutefois, au moment d’écrire ces lignes, la plateforme était en pleine mise à jour. Son retour était prévu pour le 11 mai. Avis aux intéressés.
Source : Université TÉLUQ



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