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Survol de l’actualité : 21 janvier 2020

Le 21 janvier 2020

Au menu cette semaine, les ados désarmés contre les pubs de malbouffe, franc succès pour le laissez-passer universitaire à Québec, et lancement réussi du Véhicube spatial…

Agroalimentaire

Les Québécois ont toujours soif de boissons sucrées

Un récent rapport de l’Institut national de santé publique du Québec indique que, de 2004 à 2015, la consommation de boissons gazeuses sucrées a diminué de 53 % et celle des boissons aux fruits de 66 % ! Mais avant de se réjouir, force est de constater que, durant la même période, la consommation des boissons lactées sucrées a considérablement augmenté (69 %) tandis que celle des thés et cafés sucrés a littéralement explosé (165 %). Selon le Devoir, le gouvernement a mis sur pied un comité interministériel pour analyser la situation et formuler ses recommandations, d’ici un an, à la ministre de la Santé. Une démarche que la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) juge, pour sa part, inutile dans la mesure où le gouvernement possède déjà les réponses à toutes ces questions en vertu du Plan d’action pour réduire la consommation de boissons sucrées et promouvoir l’eau. Pour la Coalition Poids, il faut cesser ces atermoiements : le temps est venu d’agir !
Source : Le Devoir

Royaume-Uni : baisse de 29 % des quantités de sucre vendues dans les boissons

En dépit d’une hausse (7 %) des ventes de boissons sucrées, de 2015 à 2018, les quantités de sucre vendues ont considérablement décru (29 %), révèle une étude du Nuffield Department of Population Health, Oxford University. Cette diminution spectaculaire est largement attribuable à la reformulation de nombreux produits de l’industrie, consécutive à la taxe sur le sucre (Soft Drinks Industry Levy) mise de l’avant, en avril 2018, par le gouvernement britannique. Une reformulation qui, dans certains cas, a précédé l’entrée en vigueur de la taxe. Selon les chercheurs, il apparaît évident que l’industrie est capable de réagir lorsqu’elle est soumise à des pressions fiscales et même d’anticiper les changements. D’ailleurs, déjà en 2017, dans une déclaration inusitée pour un ministre des Finances, Philip Hammond s’était réjoui d’annoncer à ses collègues que cette taxe rapporterait moins d’argent qu’initialement prévu, plusieurs compagnies ayant déjà commencé à reformuler leurs produits pour en diminuer les quantités de sucre de manière à éviter ce fardeau discal. CQFD.
Source : EurekAlert

Le cerveau des adolescents ne serait pas suffisamment armé pour se défendre contre les pubs de malbouffe

Une étude expérimentale, parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, s’est penchée sur les mécanismes qui sont en cause lorsque les adolescents sont exposés à de la publicité de malbouffe. Grâce à l’imagerie par résonnance magnétique, les chercheurs ont découvert que les niveaux d’activité lors d’exposition à de la publicité qui fait la promotion de malbouffe, notamment ceux du système de récompense, étaient de bons prédicteurs pour estimer les chances d’en consommer plus tard. Par ailleurs, l’étude a montré que la promotion d’aliments sains par les chaînes de restaurants-minute ne conduisait pas les adolescents à faire des choix santé, mais plutôt à consommer encore plus de malbouffe. Cette étude s’ajoute donc aux nombreuses autres recherches ayant montré que la publicité d’aliments malsains contribue à l’épidémie d’obésité. Et que, dans la mesure où ce genre de marketing est susceptible de déclencher des mécanismes inconscients, les adolescents demeurent à la merci de l’industrie.
Source : Michigan News

Mobilité durable

Québec : le laissez-passer universitaire passe le test…

Dès la rentrée d’automne, on prédisait le succès du LPU (laissez-passer universitaire) qui permet aux étudiants, inscrits à temps complet, d’utiliser les transports collectifs de façon illimitée durant les sessions d’hiver et d’automne. Ce que confirme un premier bilan selon lequel le LPU aurait généré plus de 1,7 million de déplacements en transport collectif. Le Réseau de transport de la capitale a ainsi constaté une hausse de l’achalandage étudiant de 16 % au cours de la session d’automne. De son côté, l’Université Laval a noté une diminution du trafic automobile aux abords du campus, ce qui n’est certainement pas étranger à la chute de 21 % du nombre de vignettes de stationnement vendues à la population étudiante. Cet automne, 24 900 étudiants se sont procuré un LPU, soit 86 % de ceux qui étaient admissibles au programme, et on estime que 3 000 autres devraient s’ajouter cet hiver. Longue vie au LPU !
Source : Radio-Canada

Angleterre : la petite ville de York veut bannir les voitures de son centre-ville

À l’instar de métropoles comme Oslo, Barcelone ou Madrid, York souhaite faire la démonstration que les petites villes, elles aussi, peuvent interdire leurs quartiers centraux aux véhicules non essentiels : les automobiles privées. Ville de 150 000 habitants, York est signataire de l’État d’urgence climatique et, pour le conseiller municipal Jonny Crawshaw, il est devenu urgent d’agir en conséquence. D’autant plus, selon lui, que l’année 2019 aura été celle d’une prise de conscience planétaire, en particulier chez les jeunes. La municipalité compte donc sur la diminution du trafic automobile pour améliorer son offre de transport collectif et la rendre plus attrayante. D’ailleurs fondée en l’an 71 de notre ère, cette ville au cachet médiéval a d’abord été conçue pour la marche, avant que les voitures ne l’étouffent. En ce sens, sa trame urbaine a certainement une bonne longueur d’avance, et plus d’un millénaire, sur celles de nos villes nord-américaines, pour lui permettre de réussir son pari. À suivre…
Source : FastCompany

Activité physique

Le grand Défi Pierre Lavoie a procédé au lancement de son Véhicube spatial

Au cours des 11 dernières années, 4 éditions du « Véhicube » se sont succédé pour visiter un millier d’écoles à travers la province. Pour la 5e édition, cette année, la thématique retenue s’inspire de l’espace afin de faire la promotion, auprès des jeunes, de la saine alimentation et l’activité physique. Le jour du lancement s’est déroulé sous la supervision d’experts dans le domaine : les astronautes David Saint-Jacques, qui revient d’un long séjour à la Station spatiale internationale, et Joshua Kutryk. Les deux hommes ont profité de l’occasion pour expliquer aux jeunes le rôle essentiel de l’activité physique et d’une bonne alimentation chez les astronautes. À ce propos, ils invitent les élèves et les éducateurs à participer à la campagne Astronautes juniors, de l’Agence spatiale canadienne, qui prône l’importance des saines habitudes de vie pour le maintien d’une bonne santé, tant sur Terre que dans l’espace.
Source : TVA Nouvelles

Alimentation

Bientôt un programme de repas scolaire universel au Vermont ?

Un projet de loi est présentement à l’étude au Sénat du Vermont pour que toutes les écoles de l’État offrent le petit-déjeuner et le dîner gratuitement aux élèves. De l’avis de l’organisme Hunger Free Vermont, qui appuie ce projet de loi, c’est non seulement une question d’équité sociale, mais il est surtout grand temps de considérer la nourriture comme un outil éducatif à part entière. À l’heure actuelle, près du quart des écoles de cet État, soit 77 établissements, offrent des repas gratuits à environ 16 400 élèves. En étendant la mesure à toutes les écoles, on éliminerait ainsi la stigmatisation et le sentiment de honte qu’éprouvent les élèves dont les parents ont des difficultés financières et on favoriserait grandement la réussite scolaire d’enfants déconcentrés par la faim. Et surtout, les défenseurs du projet de loi souhaitent qu’il prenne valeur d’exemple dans tout le pays puisque, s’il est adopté, le Vermont deviendrait le premier État à se doter d’un programme de repas scolaire universel.
Source : NBC5

Persévérance scolaire

La classe du Saule

Une classe extérieure à l’école de Dubuisson dès ce printemps

Dès ce printemps, des travaux seront effectués à l’école primaire Saint-Philippe, en banlieue de Val-d’Or, pour réaménager la cour extérieure et implanter une classe extérieure. Un toit permettra de protéger les nombreuses tables de cette classe atypique, la seconde de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois. La cour de récréation, pour laquelle les élèves ont eu leur mot à dire, comptera trois terrains de soccer pour les trois cycles, un grand carré de sable, un espace vert pour se reposer à l’ombre et diverses zones de jeux. Et la directrice de l’école a tenu à rappeler que les travaux seront menés rondement, de sorte que les élèves de 6e année auront le loisir d’en profiter, eux qui l’année suivante vont passer au secondaire.
Source : Le Citoyen

Aménagement

États-Unis : un fonds pour la reforestation des villes

Signe des temps : un trio de représentants bipartisans a soumis à la Chambre le Residential Energy and Economic Savings Act, maintenant connu sous le nom de TREES. En plus d’être parlant, l’acronyme est aussi révélateur de la provenance du fonds, à savoir le Département de l’énergie. Ce qui, à première vue, peut paraître surprenant. Subventionner la plantation d’arbres sur des terrains privés de particuliers, qui appartiennent à des organismes communautaires ou à des municipalités n’est apparemment pas la responsabilité du Département de l’énergie. Sauf si on considère que les arbres, en offrant de la climatisation gratuite en période de canicule, comme l’a montré une récente étude de l’Université Concordia, permettent d’appréciables économies d’énergie. Et c’est sans oublier leur capacité de ralentir les eaux de ruissellement qui autrement occasionnent les surverses des systèmes d’égouts, ou encore leur potentiel de séquestration les polluants atmosphériques. Des services écologiques d’une valeur inappréciable !
Source : SmartCitiesDive